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A l’image de Dakar, l’opposition regroupée au sein du Collectif des 25 (C25) a marché à Saint-Louis. Ici, la marche a été autorisée par le préfet et encadrée par la police. Fortement mobilisés, ils ont vigoureusement protesté contre ce qu’ils ont qualifié de «forcing» de la part du Président Macky Sall, «auteur», à leurs yeux, de l’invalidation des candidats de l’opposition. Les militants du Pds, de Khalifa Sall, de Idrissa Seck, de Ousmane Sonko, de Madické Niang, entre autres, ont manifesté du Rond-point de l’Isra, en passant par l’Avenue Général De Gaulle, la Place Abdoulaye Wade, jusqu’à l’entrée du pont Faidherbe. Sur place, la marche s’est terminée par un rassemblement qui a permis aux différents leaders de s’adresser aux participants. Le Docteur Abdoulaye Ndoye de Rewmi a déclaré que «la seule façon de régler les problèmes du Sénégal, notamment l’emploi des jeunes et le rétablissement de la démocratie, c’est de bouter l’actuel Président hors du pouvoir». Mayoro Faye du Pds à, quant à lui, invité tout le monde à la «vigilance» face à un régime qui a par dévers lui «deux à trois fichiers». Il a indiqué que l’opposition refusera qu’une élection présidentielle se tienne si le Président Macky Sall ne renoue pas le fil du dialogue avec son opposition. «Si les cartes ne sont pas redistribuées et que tous les candidats recalés ne sont pas réintégrés, nous empêcherons la tenue de l’élection présidentielle», a-t-il averti. Aïda Fall de And Takhawou Sall a, de son côté, invité les femmes à s’armer de leurs cartes pour battre le Président Macky Sall dès le premier tour au soir du 24 février. Mamadou Diop Decroix a aussi pris la parole pour faire savoir que les stratégies de lutte décidées par l’opposition ont été partagées avec les responsables de l’opposition à Saint-Louis. «Ce ne sont pas des paroles qui feront reculer le Président Macky Sall mais bien une mobilisation permanente pour lui mettre la pression et, du coup, l’obliger à accepter toutes les candidatures valables», souligne le leader de Aj/Pads. Avant d’ajouter que «la résistance continuera même après l’élection présidentielle si le Président Macky Sall persiste à rester au pouvoir». Alioune Abatalib Guèye, coordonnateur de Madické2019, souligne qu’on on a recalé des candidats à la candidature sur des «bases très légères». C’est le cas, précise-t-il, de Karim Wade mais surtout de Khalifa Sall.
cndiongue@lequotidien.sn

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