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A Saint-Louis, le Haut commandant de la Gendarmerie nationale, qui a salué les résultats de ses hommes, n’a pas néanmoins occulté les efforts à faire pour assurer le maillage de la Légion Nord, qui regroupe les régions de Saint-Louis, Louga et Matam.

Le Haut commandant de la gendarmerie, directeur de la Justice militaire, a visité hier la Légion Nord pour saluer les «performances réalisées par ses hommes dans cette zone regroupant les régions de Louga, Matam et Saint-Louis». Flanqué de ses collaborateurs, le général Tine ne cache pas sa satisfaction : «C’est avec beaucoup de satisfaction que j’ai constaté que globalement les performances des unités sont très satisfaisantes», dit le patron de la maréchaussée. En tout cas, il a révélé que le taux de «la criminalité est maintenue à un niveau relativement bas par rapport au niveau national». «Mieux même au niveau de la sous-région, espace sur lequel intervient la gendarmerie, certains crimes et délits sont maîtrisés», précise-t-il. Quid de la couverture des différentes zones de la Légion nord qui s’étend sur trois grandes régions ? «Si sur la frange ouest la couverture est bonne avec une bonne présence d’unités de gendarmerie, dans le Diéri et le Ferlo par contre, beaucoup d’efforts restent à faire. Cette situation est cependant en train d’être gérée», rassure l’ancien patron de la gendarmerie territoriale, qui annonce que ses «hommes sont sur la bonne voie avec les nouvelles créations opérées dans le courant de l’année 2019 avec l’implantation de la section de recherche de Saint-Louis, la compagnie de Podor qui est en cours de réalisation mais aussi la compagnie de Linguère sur laquelle ses services travaillent et celle de Ranérou dont la mise place est déjà effective». Le directeur de la Justice militaire, qui estime qu’il faut «se féliciter de ces avancées», annonce avoir profité de sa visite pour «redonner de l’impulsion en donnant de nouvelles orientations au colonel Cissé, commandant de la Légion Nord, pour qu’il fasse des efforts sur le renseignement, les échanges et la communication avec les populations pour disposer à temps des bonnes informations pour favoriser les bonnes réactions des unités et à chaque fois que c’est passible, d’anticiper sur certains événements pour mieux les prévenir». Il lance un appel : «La gendarmerie ne peut pas travailler sans les populations qu’elle a pour mission de servir. C’est pourquoi, elle a développé une nouvelle approche de police de proximité qui lui fait jouer un rôle de médiateur de la sécurité en ce sens que toutes les franges de la population sont invitées à jouer leur partition dans la production de la sécurité. Il s’agit notamment des associations de jeunes, de femmes, des leaders d’opinion entre autres qui doivent autour du préfet, du commandant de légion, du commissaire,… concourir à la définition de la politique locale de sécurité.»

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