PARTAGER

C’est avec beaucoup d’amertume que Manko wattu Ndar de Saint-Louis a finalement rallié, hier, en début d’après-midi la grande salle du Racing Club situé dans le quartier de Sor pour déverser sa bile sur le préfet. Ce dernier, selon eux, après avoir reçu il y a une semaine une demande de marche contre les «irrégularités» de la loi électorale, a attendu vendredi matin, jour de leur manifestation, pour leur notifier son interdiction. Une attitude que fustige leur coordonnateur. «L’autorité administrative a estimé que notre déclaration n’a pas respecté les règles de forme de désigner trois signataires et d’indiquer de façon précise leurs prénoms, noms et domiciles, conformément aux dispositions de l’article 96 du Code pénal», rapporte Dr Abdoulaye Ndoye qui affirme qu’il «n’existe aucune disposition du Code pénal qui évoque une telle condition». En tous les cas, la coalition de l’opposition locale a lancé un avertissement au préfet qui avait déjà rejeté une déclaration de marche du mouvement And doleel Khalifa. «Nous n’accepterons pas une troisième interdiction où l’autorité portera la responsabilité d’éventuels troubles. Les Saint-Louisiens n’ont pas besoin d’un préfet politicien, mais plutôt d’un préfet qui diligente bien la distribution des cartes d’électeur qui se fait à un rythme très lent», a-t-il dit.
Dr Ndoye a en effet révélé que «sur un total de 166 mille 675 inscrits dans le département, seuls 13 mille 513 ont déjà reçu leur carte, alors qu’il n’y a qu’une seule commission de distribution logée à la préfecture et qui n’est pas en mesure de distribuer 2 000 cartes par jour». En attendant, Manko départemental annonce le dépôt d’une nouvelle déclaration de marche vendredi prochain.
 cndiongue@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here