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Jugeant prématuré de dresser un bilan du Mondial russe, le ministre des Sports, Matar Ba, préfère regarder devant en se projetant sur les perspectives tout en prônant le travail et l’unité.

Comment ça se passe avec les préparatifs des délégations pour le retour au Sénégal ?
Je continue, comme j’ai l’habitude de faire quand on a une campagne, de faire d’abord rentrer l’Equipe nationale. Ensuite de voir avec les supporters sénégalais qui sont là, comment rentrer tranquillement à la maison. C’est pourquoi, je suis encore là. Je pouvais partir tout de suite car mes directeurs sont là. Mais, je ne me vois pas partir tant que toutes ces dispositions ne sont pas encore prises. L’avion, qui avait transporté les Lions pour Vittel, est revenu pour les ramener à la maison (les Lions sont rentrés samedi soir à Dakar). Il nous reste l’avion de 265 places pour les supporters et le reste de la délégation. Le Dage a déjà reçu les références de l’avion. Il faudra attendre lundi (aujourd’hui) pour se fixer définitivement sur l’heure du décollage. Je rentrerais donc quand le reste de la délégation partira. Je voudrais demander à toute la communauté sénégalaise de rester patiente parce que cela n’a jamais été facile de rentrer, surtout après une élimination. Il faut de la patience, de la persévérance mais aussi de la générosité pour dépasser ces petits problèmes-là.

Est-ce que toute la délégation, les supporters inclus, sera dans cet avion ?
En réalité, ceux qui ont été déplacés ne font pas 250. Mais il y a d’autres membres qui sont là, des Sénégalais comme nous. Il y a des journalistes qui ont raté leur vol. Je suis en contact avec Abdoulaye Thiam, le président de l’Anps. Nous essayons de trouver des solutions pour qu’une dizaine de journalistes puissent voyager avec nous. On ne voit plus de supporters ou de journalistes mais des Sénégalais. Je suis un ministre de la République et je ne peux traiter en termes de catégories.

Une petite réaction sur le bilan de la Coupe du monde ?
Je ne fais pas de bilan. Je suis en train de prendre les dispositions pour le retour. Notre bilan, c’est celui du président de la République. Non seulement son message englobe toutes les performances, les manquements, les injustices, mais aussi une ouverture sur l’avenir. On a d’autres échéances qui nous attendent (Can 2019 au Cameroun). Le chef de l’Etat a parlé, nous nous conformons à son discours. Je profite de l’occasion pour féliciter nos Lions du basket au tournoi de Dakar et présenter nos condoléances à Xan D’Almeida qui a perdu sa grand-mère. Malgré tout ça, il a enfilé le maillot pour défendre son pays. Ils le font brillamment. Je félicite le président Babacar Ndiaye et le coach Adidas aussi. Ils font du bon travail. Nous souhaitons qu’ils continuent de fort belle manière afin de faire un pas qualitatif vers la Coupe du monde.

Pour en revenir à la Coupe du monde, peut-on tirer un bilan positif de la participation des Lions ?
On ne peut pas tirer un bilan et dire que tout est positif. On a de belles choses, on a subi des choses incompréhensibles. Si vous tâtez le pool du football international, partout, de grands dirigeants sportifs prennent position pour le Sénégal. Ils disent que le Sénégal a subi une injustice et c’est cruel. Ça, je pense qu’il faudra le comprendre. Notre premier match contre la Polo­gne, au-delà de l’aspect sportif, il y a eu l’aspect diplomatique car tout le monde a parlé du Sénégal. Il y a deux bornes : une injustice et une réussite totale sur le plan sportif. Il ne manquera maintenant pas une lecture sportive. Les techniciens, les entraîneurs parleront. Mais je voudrais que tout un chacun comprenne que les réactions devraient être prises comme une alerte positive. Il ne faut pas qu’on s’enferme, qu’on n’accepte pas les critiques. Mais quand même, nous pensons que tous ceux qui parleront le feront dans le sens de construire le football sénégalais et non pour tirer aveuglément. Je demande que chacun participe à la construction.

Il y a d’autres échéances bientôt. Il faudra se remettre au travail impérativement ?
Il faut rentrer d’abord. Ensuite faire face à l’avenir.

Où en êtes-vous avec le partenariat entre Fatick et la ville de Kaluga ?
Ce sont les premiers jalons qui ont été posés. On attend maintenant les correspondances. C’est une annonce. Les choses ne sont allées au-delà de cette rencontre.

Votre message au Peu­ple…
Je félicite le Peuple sénégalais qui a toujours été mobilisé autour de l’Equipe nationale. Ça c’est extrêmement important. Maintenant, le Peuple a eu sa déception. Mais tout le monde a compris que le Peuple n’a pas fait porter le chapeau à l’équipe ni à l’entraîneur. Ils peuvent mettre le doigt sur quelque chose qui ne va pas. Mais globalement, le Peuple est mécontent vis-à-vis de certains décisions et faits de jeu. Il faut continuer le travail et se donner la main.

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