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Le prix de la meilleure innovation africaine dans le domaine de l’éducation a été décerné samedi à la start-up ghanéenne, Dext technologies, grâce à son produit «Set science». «Le Set science est un mini laboratoire scientifique permettant de réaliser des expériences de base. Il est petit et abordable de sorte que la science peut être enseignée à travers une démonstration pratique», a indiqué One campaign dans sa présentation de la start-up, y voyant une méthode pratique pour «inspirer une passion pour la science chez les élèves». «Je suis là aujourd’hui avec mon innovation pour aider l’Afrique», a fait savoir, à la réception du prix, Charles Antipem, membre de l’équipe de Dext technologies. «Notre objectif est d’atteindre avec notre innovation plus d’un million d’élèves à travers toute l’Afrique d’ici à 2020», a-t-il poursuivi dans son discours. La start-up ghanéenne était en compétition avec neuf autres dont Grandmother project présenté par un innovateur sénégalais. «Le prix One pour l’Afrique a pour objectif de reconnaître, récompenser et encourager le travail exceptionnel d’organisations fondées par des Africains et basées en Afrique, œuvrant pour que l’Afrique atteigne les objectifs durables de développement. Le prix One de cette année est axé sur l’Odd 4 : une éducation de qualité», note le document de présentation remis par les organisateurs. «Il y a eu 250 postulants à travers toute l’Afrique et c’est après une sélection rigoureuse que 10 ont été retenus», a fait savoir Budo Koyombo, directrice exécutive de One campaign en Afrique. «Chaque année, un concours s’organise pour attribuer 100 mille dollars (55 millions francs Cfa environ) au gagnant du 1er prix. Nous voulons juste encourager les jeunes Africains à innover et à faire des choses qui peuvent être appliquées dans d’autres pays», a-t-elle poursuivi. Prononçant le discours de clôture de l’événement qui s’est tenu du 4 au 6 octobre au Cicad, Pr Mary Teuw Niane a relevé l’importance de telles initiatives. «Cet événement de 72 heures aura permis d’avoir des échanges importants sur les innovations pédagogiques avec un objectif avoué consistant à sensibiliser nos établissements d’enseignement, de formation et de recherche sur les opportunités offertes en matière de formation», a-t-il assuré. «Nous avons tous les mêmes aspirations : une foi en l’Afrique et un engagement pour ceux qui vivent sur le continent en comptant d’abord sur nous-mêmes», a soutenu le ministre de l’Enseignement supérieur, Mary Teuw Niane, devant ses homologues du Botswana et de la République centrafricaine.
Initié par l’Union africaine (Ua), en collaboration avec ses partenaires financiers et techniques, le Salon de l’innovation se veut désormais un rendez-vous annuel de l’innovation africaine. La 2ème édition aura lieu en 2019 au Botswana.

abndiaye@lequotidien.sn

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