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Que ceux qui veulent s’acquitter de la tradition de Abraham à travers le mouton aillent acheter assez tôt leur mouton de Tabaski. Au cas contraire, des perturbations pourraient intervenir dans l’approvisionnement du marché. C’est ce qu’a fait savoir mardi le ministre de l’Elevage et des productions animales (Mepa), Samba Ndiobène Kâ, en marge d’une rencontre dans les locaux de son département à Diamniadio. «J’invite les populations à acheter tôt leur mouton. S’ils attendent à deux jours de la Tabaski pour le faire, croyant que les prix vont baisser, ça risque de poser des problèmes», a avisé M. Kâ lors de son propos à l’entame de la réunion. Une invite à prendre très au sérieux puisque le Mepa a à nouveau brandi son argument lors de la synthèse après près de trois heures d’échanges avec les opérateurs et éleveurs. «J’en profite pour surtout informer les consommateurs pour qu’ils prennent leurs dispositions pour acheter leur mouton (…) S’ils achètent tôt par exemple à une semaine de la Tabaski et qu’il est senti qu’il y a plus de rush sur le marché, il sera possible pour les opérateurs d’aller à nouveau à l’intérieur du pays et même hors de nos frontières pour aller chercher les moutons», a-t-il fait savoir, notant que dans le cas d’un achat tardif, les opérateurs se retrouveraient dans l’impossibilité de convoyer des moutons en renfort. Samba Ndiobène Kâ a, en outre, assuré que toutes les dispositions ont été prises par l’Etat pour un approvisionnement correct du marché. Il a, à ce sujet, rappelé les mesures d’exonération des droits et taxes ainsi que la réduction à un strict minimum des mesures de contrôle. Le Mepa a aussi relevé l’impact du Fonds d’appui à la stabulation (Fonstab) sur la Tabaski 2020.  «L’année dernière, on avait pu financer que 63 millions francs. Au moment où je vous parle, on a pu financer en moyenne 1 milliard 337 millions de francs correspondant à plus de 700 projets pour l’opération Tabaski», a-t-il dit, précisant que ce fonds d’un montant de 3 milliards de francs Cfa n’est pas exclusivement destiné à la Tabaski. «Il concerne tous les promoteurs intéressés par le secteur de l’élevage», a-t-il noté. Le Mepa a par ailleurs, exhorté les éleveurs et opérateurs à redoubler d’effort pour l’approvisionnement du marché qui demeure une demande nationale.

Prévision de 810 mille moutons
«Nous devons d’abord mobiliser l’offre nationale. J’ai prévu dans les prochains jours d’effectuer une tournée nationale auprès des grands points de convergence pour mobiliser l’offre nationale et stimuler également les importations», a-t-il noté.
Les prévisions du ministère font état de 810 mille têtes pour la Tabaski calée à la fin du mois de juillet. Une innovation de taille est venue s’inscrire dans le dispositif du Mepa avec la plateforme «Sama xaru tabaski» qui se veut, selon M. Kâ, une «plateforme d’échanges et de mise en relation» entre acheteurs et opérateurs. «Cette plateforme nous permettra d’avoir des statistiques fiables sur l’offre nationale», a fait remarquer le Mepa. Pour les importations, outre les habituels pourvoyeurs que sont la Mauritanie et le Mali, le Mepa a annoncé l’entrée probable d’un troisième pays. «Le Burkina Faso a manifesté son intérêt», a dit M. Kâ, estimant que pour une journée (la tabaski) pour laquelle l’attractivité économique se mesure autour de «50 à 100 milliards de francs  Cfa», les efforts doivent être déployés de toutes les parties pour une bonne réussite.

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