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Attachant, avec toujours un sourire au coin des lèvres, le journaliste Samuel Nja Kwa est un photographe dont la réputation le précède partout où résonne le jazz. Pourtant, son humilité le pousse à toujours être dans une perpétuelle quête d’instants exceptionnels à immortaliser. Ces photos, réunies dans une collection intitulée «Jazz itinérant», vont marquer cette 25e édition du Saint-Louis jazz.

Samuel Nja Kwa est journaliste au magazine Forbes. Il vit et travaille à Paris, mais il est présent à la 25e édition du Festival de jazz de Saint-Louis où il exposera au total 26 photos sur un mur de 32 mètres. Cette exposition montrera aussi 2 vidéos : une de Magnum photos sur l’histoire du jazz et une de la Fondation Bnp Paribas qui inclut également deux panneaux textes : un texte d’introduction et un texte de la Fondation Bnp Paribas. L’accès à l’expo est libre. L’on renseigne que ces photos inédites portent sur l’avant-garde du jazz qui constitue la relève. Pendant 15 ans en effet, Samuel Nja Kwa a photographié les plus grands jazzmen. C’est donc le fruit de ce travail de passion qu’il vient présenter aux fans sénégalais du jazz.
Un document renseigne que «la Bicis présentera à la presse le jeudi 27 avril 2017 à Saint-Louis l’expo qui sera installée, après le Festival, à Bicis Prestige à Dakar». Quant au photographe et journaliste Samuel Nja Kwa, il est diplômé de sciences politiques à l’Université du Québec à Montréal, et est aussi à l’origine des Rencontres professionnelles du photojournalisme de Douala (Douala urban touch of arts ou Duta 1) dont la première édition a eu lieu en 2005. Toujours à la recherche de belles images, en N&B ou en couleurs, il voyage à travers le monde (Afrique, Asie, Amérique) et effectue des reportages.
Amoureux de la scène musicale et des arts plastiques, il photographie aussi de nombreux artistes (musiciens, plasticiens, danseurs…). Mais depuis 1995, renseigne-t-il, il est sur la Route du jazz, à travers laquelle il rencontre et photographie des icônes du jazz. En Europe et en Afrique, le photographe a déjà présenté des expositions photographiques en 1996 (Mjc de Montrouge), en 1998 (Festival Africolor), (Festival Transit), en 2001 (Abidjan Dunhill jazz festival), 2002 (Festival L’esprit jazz) et en 2003 (Contours de Bamako).
Il faut rappeler qu’à ses débuts comme journaliste politique en 1996, il rencontrait et photographiait des chefs d’Etat africains. La même année, après un séjour au Japon, il proposa une exposition, «Visions du Japon», qui se tient à la Mjc de Montrouge. Et avec des amis, il lança en 1998 le magazine Le Disque Africain. Sa passion le pousse à rencontrer de nombreux artistes qu’il s´amuse à photographier en privé.
Encouragé par ses amis photographes (Bill Akwa, J-H Mont, Omar Fall), il est atteint à vie par le virus de la photo et franchit la ligne. En mai 2000, il expose «2000 visages pour l’an 2000» dans le Rer de Sevran Beaudottes, dans le cadre du Festival Transit. Plus tard, pour les besoins du Festival Africolor en décembre 2000, il a proposé une exposition composée de portraits d´artistes.
Ce n’est pas la première fois que Samuel Nja Kwa prend part à un rendez-vous international de jazz. En mars 2001, il exposait sa Route du jazz dans le cadre du Dunhill jazz festival à Abidjan. En mai 2002, il était également invité par le Festival L´esprit jazz à Saint-Germain-des-Prés à participer à une exposition collective. Mais depuis qu’il a débarqué à Saint-Louis du Sénégal avant-hier soir, Samuel est comme un enfant qu’on libère sur un terrain de jeu. Dans les ruelles de Saint-Louis, son appareil photo ne le quitte pas. Et son objectif est toujours en action avec ou sans flash.
Installé au premier plan lors du concert d’ouverture de la 25e édition du Saint-Louis jazz à la Place Faidherbe, il ne rate aucune image de ce rendez-vous. Sûr que dans une dizaine d’années, ces clichés parleront encore de son talent.

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