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Après avoir dénoncé les mesures prises par la Cedeao à l’encontre du Mali, la Ld Debout demande à l’institution sous régionale de lever les sanctions à l’encontre de ce dernier, mais aussi que toutes les démarches soient entreprises pour un retour de la paix et la stabilité dans le pays.

Une décision «inopportune et maladroite» qui va plonger le Peuple malien martyrisé dans une détresse inacceptable. C’est en ces termes que la Ld Debout s’est insurgée contre les sanctions prises par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) à l’encontre du Mali après le putsch orchestré par les militaires contre le Président Ibrahim Boubacar Keïta. Après avoir manifesté son soutien aux Maliens, elle exige la levée des sanctions à l’encontre de ce dernier, mais aussi que toutes les démarches soient entreprises pour un retour de la paix et la stabilité au Mali dans l’intérêt de son Peuple. Dans un communiqué, elle a dénoncé ces sanctions «à la carte» en même temps et s’est interrogée sur leur nature même. Selon la Ld Debout, nulle part dans le protocole sur la bonne gouvernance et la résolution des conflits il n’est prévu l’embargo économique d’un pays.
D’après elle, le refus de soutenir les candidatures présentées par l’Etat membre concerné à des postes électifs dans les organisations internationales, celui de tenir toute réunion de la Cedeao dans l’Etat membre concerné, la suspension de l’Etat membre concerné dans toutes les instances de l’organisation sous régionale sont les seules sanctions prévues par les textes. «La Ld Debout dénonce vigoureusement l’indifférence coupable de la Cedeao face aux dérives de certains chefs d’Etat de la sous-région, coupables de ‘’coup d’Etat institutionnel’’ par les manipulations de leur Constitution ou forcing pour rester au pouvoir. Aujourd’hui, c’est le Mali qui est sanctionné parce que justement son Peuple montre la voie à d’autres Peuples de la sous-région à ne pas accepter ces coups de force ‘’institutionnels’’ de la part de leurs dirigeants. Ainsi la Cedeao se signale-t-elle comme la Cedeao des chefs d’Etat et non des Peuples. Pour rappel, cette organisation établie par le Traité de Lagos, signé le 28 mai 1975, a comme objectif principal de ‘’promouvoir la coopération et l’intégration dans la perspective d’une Union économique en vue d’élever le niveau de vie de ses Peuples…’’», déclare-t-elle.
Ainsi, la Ld Debout lance une invite aux décideurs de la Cedeao à ne prendre en compte que l’aspiration du Peuple malien et de tous les Peuples de l’Afrique de l’Ouest. Ces Peuples, dit-elle, sont aujourd’hui en lutte pour la liberté, la démocratie et la bonne gouvernance. D’ailleurs pour ce parti politique, «ce coup de force est la conséquence de la mal gouvernance du pays par le Président IBK. Pendant que le Peuple se soulevait pour corriger les dérives de son Président, la Cedeao s’est limitée à des missions de bons offices sans pour autant prendre de sanctions contre le Président responsable de la mal gouvernance comme le veut son protocole A/sp1/12/01 sur la démocratie et la bonne gouvernance en son article 45 en cas de rupture de démocratie». Le Secrétariat exécutif national de la Ld Debout appelle toutes les forces vives maliennes (militaires, politiques et société civile) à unir leurs forces pour trouver des solutions consensuelles de sortie de crise et de réhabilitation des institutions.

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