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Oumar Gueye, maire de Sangalkame.

Les montants versés par la Senelec et la Sde aux collectivités locales représentant leurs redevances ne cadrent pas avec la réalité économique. Le payeur départemental de Rufisque qui l’a affirmé s’attend à ce que les maires en portent le plaidoyer pour une revalorisation. S’exprimant le jour du  vote du budget de la commune de Sangalkam qui est passé de 299 millions en 2016 à 480 millions de francs Cfa pour l’exercice 2017, Mamadou Diop est d’avis que l’accroissement du réseau et l’augmentation de la redevance vont de pair.

Le receveur départemental de Rufisque porte le plaidoyer pour la revalorisation des ristournes qu’allouent les sociétés d’exploitation, telles que la Société nationale d’électricité (Senelec) et la Société des eaux (Sde) aux collectivités locales. «Les bases sur lesquelles ces sociétés calculent les redevances doivent être revalorisées», a fait savoir vendredi, Mamadou Diop.  M. Diop explique : «La fiscalité doit tenir compte de la réalité économique. Ce que vous payez en 2017, c’est le résultat de vos exploitations de 2016. Ces sociétés qui  sont nationales ou privées, il faut qu’elles  fassent un effort pour rapprocher la taxe ou l’impôt de la réalité de l’entreprise par rapport à l’exploitation effective.» C’est l’absence de prise en compte de ce facteur qui est à l’origine des récriminations portées par les collectivités locales. «Les collectivités locales font des réclamations sur les montants reçus. Le même montant pendant 10 ans ou plus même pour ce qui est de la redevance, alors qu’en même temps la commune s’agrandit, des extensions s’ajoutent au périmètre communal, les polices d’abonnement augmentent ainsi», a-t-il décelé y voyant une raison pour que «les montants payés par ces sociétés puissent augmenter». Le receveur départemental appelle ainsi, les maires à y travailler avec les différentes parties. «Les maires doivent y travailler avec les conseils d’administration et les directeurs de ces sociétés et l’Etat central», a-t-il conseillé en ce sens. M. Diop s’exprimait au sortir du vote du budget 2017 de la commune de Sangalkam arrêté à 480 millions de francs Cfa, soit une hausse en valeur relative de 45% par rapport à l’exercice précédent. Un surplus que l’équipe municipal va chercher principalement en mettant l’accent sur le recouvrement.
«Il y a des niches fiscales qui restent et toutes les possibilités que la loi offre pour un recouvrement correct nous allons y recourir», a assuré le ministre Oumar Guèye, maire de la commune. Augmentation des fonds de dotation et coopération dé­cen­tralisée sont, entre autres, des points sur lesquels compte la commune pour porter son émergence. «L’élan impulsé par le maire est prometteur», a avisé le receveur départemental qui espère voir se créer «une synergie entre les services d’assiettes, les services de recouvrement, l’administration et les agents communaux pour un recouvrement à un niveau suffisant»
abndiaye@lequotidien.sn

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