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Dans un entretien accordé ce jeudi à l’Afp, le président de la Fifa, Gianni Infantino, revient sur tous les dossiers liés au football et notamment sur son désir d’organiser une Coupe du monde à 48 équipes.

Son projet de Mondial à 48 pays

Le président de la Fifa persiste et signe. Dans un entretien à l’Afp ce jeudi, le président de la Fifa a confirmé son souhait d’élargir la Coupe du monde à 48 équipes. «L’idée serait que les 16 meilleures équipes issues des qualifications se qualifient di­rec­tement pour la phase de groupe et que 16 autres équipes se qualifient suite à un match de play-off, qu’elles joueraient en début de compétition. Ce serait 16 matchs qui déterminent les 16 équipes supplémentaires qui ac­cèdent à la phase de groupe. Quel serait  l’impact ? Sur le calendrier, il n’y en aurait pas car ces matchs-là se joueraient avant le Mondial à la place des matchs amicaux. Du point de vue de la promotion du foot, ce sont 16 finales qui seraient disputées avant de commencer véritablement la phase de groupe. Cela ouvrirait plus de chances à plus d’équipes.» Gianni In­fantino indique qu’une décision devrait être actée en 2017.

Des Coupes du monde co-organisées par plusieurs pays
A l’instar de l’Euro, les phases de Coupe du monde pourraient être organisées dans différents pays. «Aujourd’hui, il y a très peu de pays qui peuvent se permettre à eux seuls d’organiser un Mondial avec toutes les exigences qu’il y a. C’est normal, c’est devenu un événement gi­gantesque, cela aide un pays mais ça peut aussi créer des problèmes à un pays. Je suis très ouvert à une co-organisation.»

Ses débuts à la Fifa

Elu il y a sept mois à la tête de l’instance internationale, le dirigeant suisse veut afficher sa différence par rapport à la gouvernance de son prédécesseur Sepp Blatter, dont la fin de mandat a été pourrie par les affaires de corruption : «Il faut qu’à la Fifa on fasse plus de foot et moins de politique, souligne-t-il. Je suis donc très content de cette nouvelle structure où d’anciens footballeurs nous aident à développer le jeu : Zvonimir Boban, Se­crétaire général adjoint, Marco Van Basten pour la partie technique. (…) Il y a aussi la bonne gouvernance, la transparence dans les flux financiers, il y a encore du travail à faire évidemment, mais je suis assez con­tent et confiant pour le futur.»

Sa réponse à Obama
En début de semaine, le Président des Etats-Unis Barack Obama avait critiqué les conditions d’attribution des Jo du Comité international olympique, comparant les méthodes du Cio à celles de la Fifa en les qualifiant de «truquées». «Je ne peux pas parler du passé, a réagi Gianni Infantino. Mais ce que je peux promettre, c’est que nous devons nous pencher très sérieusement sur le processus de candidature pour (l’organisation du Mon­dial) 2026, pour nous assurer que le processus soit transparent et irréprochable. Que le rapport technique signifie quel­que chose de concret et que ce ne soit pas seulement un vote politique. Il est de notre devoir de faire en sorte que le processus soit ouvert et transparent, que ceux qui doivent prendre leurs responsabilités les prennent (…) et de nous assurer que les décisions prises depuis maintenant ou depuis le 26 février (2016, date de son élection) ne soient certainement pas truquées.»

Avec Rmcsport

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