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Apparemment, la rencontre du 15 mai avec le gouvernement n’a pas porté ses fruits. L’Alliance des syndicats autonomes de la santé And gueusseum poursuit son mouvement d’humeur et corse la lutte. Les travailleurs, membres de cette Alliance, vont observer à partir de demain une grève de 72 heures. Une marche est prévue ce matin à Keur Massar ainsi qu’une campagne d’opinion de trois jours (mercredi, jeudi et vendredi) dans les sections locales. Et un autre préavis de grève couvrant le reste de l’année sera déposé ce lundi.

L’Alliance des syndicats autonomes de la santé And gueusseum (Assas/And gueusseum) déroule son 5ème plan d’action. Cette coalition qui regroupe le Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (Sutsas) et le Syndicat unique des travailleurs municipaux (Sudtm) va observer à partir de demain une grève de 72 heures avec respect du service minimum et des urgences sur l’étendue du territoire national. Cette grève est précédée d’une marche organisée ce mardi à Keur Massar et d’un point de presse ce même jour à partir de 13 heures. L’Alliance And gueusseum fait savoir dans un communiqué que durant les 72 heures de grève, les mercredi, jeudi et vendredi, il sera organisé une campagne d’opinion à travers des points de presse dans les unions régionales et les sections départementales dans les sections locales. Le samedi, les syndicalistes procéderont à l’évaluation de ce 5ème plan d’action. Et le lundi 28 mai, il est prévu un dépôt d’un deuxième préavis de grève qui couvrira le reste de l’année 2018, comme pour dire que la grève continuera tant qu’il n’y aura pas de satisfaction des revendications. Ce plan d’action fait suite à l’évaluation du quatrième plan d’action et de la rencontre avec le gouvernement du 15 mai 2018 au ministère de la Fonction publi­que. Une rencontre qui, apparemment, n’a pas réussi à faire cesser le mouvement d’humeur.
En plus des grèves observées, des marches organisées jusque-là, les syndicalistes maintiennent également la poursuite du mot d’ordre de rétention des informations sanitaires et sociales ayant débuté le 30 avril ainsi que le boycott des supervisions à visées de collecte de données, de la campagne contre les Maladies tropicales négligées (Mtn) et des ateliers de formation.
L’Alliance des syndicats autonomes de la santé réclame le respect des accords signés avec le gouvernement et aussi la hausse de l’indemnité de logement et du risque.
ndieng@lequotidien.sn

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