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Le Sénégal et la Gambie se donnent la main dans la lutte contre le paludisme. Les deux pays vont organiser conjointement une campagne de distribution massive de moustiquaires imprégnées. Plus de 11 millions de moustiquaires seront distribuées pour un coût total de plus de 5 milliards de francs Cfa.

Le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp) va procéder à une campagne nationale de distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action (Milda). Cette campagne est la 2ème après celle de 2016 où plus de 8 millions de moustiquaires avaient été distribuées. Elle se fera conjointement avec la Gambie, une première dans la lutte contre le paludisme, selon Dr Lamine Diouf. Pour plus d’efficacité, les deux pays ont décidé de synchroniser leur campagne de distribution. Ainsi près d’un million de moustiquaires seront distribuées en Gambie et en même temps que le Sénégal qui va offrir plus de 10 millions à son tour à ses populations.
Cette campagne, qui cible 16 millions de citoyens au Sénégal et plus de 2 millions de ménages, coûtera plus de 5 milliards de francs Cfa. D’ailleurs, ce vendredi la campagne de recensement va démarrer. Et selon Dr Lamine Diouf, des villages sénégalais, plus proches de la Gambie, seront pris en charge par la Gambie. Il en sera de même pour le Sénégal qui va se charger des villages gambiens plus proches du Sénégal.
Le Pnlp a mis une grosse machine derrière pour la réussite de cette opération. La première phase de distribution va débuter du 22 au 30 mai dans la partie centre et sud du Sénégal avec les régions de Kédougou, Tamba­counda, Kaffrine, Diourbel, Fatick, Kolda, Ziguinchor, Sédhiou. Et la 2ème phase est prévue courant mai, juin et juillet à Dakar, Thiès, Saint-Louis, Matam.

5 milliards F Cfa mobilisés
Cette conférence de presse est en prélude à la Journée internationale de lutte contre le paludisme, célébrée ce 5 mai. Cette activité phare est organisée cette année à Keur Ayib d’un commun accord avec la Gambie. Elle sera une occasion, selon Oulèye Bèye, de mobiliser les partenaires et les ressources mais aussi une mobilisation de la Société civile, des collectivités locales qui sont des acteurs clés de la riposte. C’est aussi une journée de sensibilisation des communautés pour l’adoption des bonnes pratiques. Car, soutient Oulèye Bèye, concernant les moyens de prévention et de prise en charge, tout est disponible. Le problème «c’est l’utilisation de ces moyens par les communautés pour se prémunir du paludisme».
La distribution de moustiquaires entre dans le cadre de la lutte contre cette pandémie qui a fortement régressé. D’ailleurs, soutient Mme Bèye, certaines régions sont dans la phase de pré-élimination qui est l’objectif visé en 2020 en attendant l’objectif d’élimination mondiale fixé en 2030 et auquel le Sénégal a adhéré.
ndieng@lequotidien.sn

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