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Au centre hospitalier régional El Hadji Amadou Sakhir Ndiéguène de Thiès, la collecte de sang annuelle ne dépasse pas 5 000 poches alors que le besoin minimum s’élève à 6 000, indique Mame Alassane Sylla, assistant social au service de la banque de sang, au cours d’une cérémonie de don de sang organisée par le mouvement citoyen «Loxooy Kajoor».

L’alerte a été lancée par Mame Alassane Sylla, assistant social au service de la banque de sang du centre hospitalier El Hadji Amadou Sakhir Ndiéguène de Thiès, au cours d’une cérémonie de don de sang organisée par le mouvement Loxooy Kajoor. «La région de Thiès, en raison de sa position de zone carrefour, reçoit souvent des accidentés ; d’où des besoins de sang se chiffrant chaque année à 6 000 poches, dont les 5 000 sont couverts. Il reste un gap de 1 000 poches», a indiqué M. Sylla selon qui la demande est d’autant plus importante que l’hôpital régional de Thiès vient d’ouvrir un service d’hémodialyse et de néphrologie : «Ces services consomment beaucoup de sang. C’est pourquoi nous sommes mobilisés pour couvrir cette journée de don de sang. Une journée à but humanitaire pour sauver les malades qui sont à l’hôpital et qui souffrent énormément d’un manque de sang.» Toutefois, l’assistant social signale avoir noté «un rush depuis l’appel lancé par le président de la République en faveur du don de sang. L’hôpital fait souvent des sorties pour aller collecter du sang». Mame Alassane Sylla n’a pas manqué de déplorer le fait que peu de citoyens viennent spontanément donner leur sang. «Nous avons à l’hôpital une banque de sang, mais malheureusement les populations qui viennent volontairement donner du sang sont à un nombre un peu réduit. C’est pourquoi nous sommes obligés de sortir dans les quartiers voir les associations pour collecter du sang» ; d’où l’importance de l’organisation des journées de don de sang parce que, signale-t-il, «à la date du 4 août, nous sommes à 3 200 poches. Et nous espérons arriver aux 6 000 requises d’ici décembre». Pour sa part, le coordonnateur du mouvement Loxooy Kajoor, Khadim Mbodj, qui dit avoir, à travers cette journée, un objectif de 500 poches de sang, s’est montré optimiste. «Peu de temps après le début de l’opération, 30 poches ont été déjà collectées. Et cette journée a été retenue comme une première action du mouvement en réponse à une urgence nationale qui est un déficit énorme de sang dans les hôpitaux», a expliqué M. Mbodj. Qui, revenant sur les objectifs de son mouvement, fera noter que «c’est un mouvement citoyen qui regroupe pour l’essentiel des cadres originaires de la région de Thiès et qui vivent dans la capitale et dans la diaspora. C’est un mouvement qui appelle à une solidarité participative de tous les citoyens. Il veut dépasser tous les clivages politiques, religieux et sociaux pour réunir tous les citoyens autour d’actions citoyennes et de solidarité. Et nous appelons tous les Sénégalais à prendre l’exemple de notre mouvement pour faire des actions citoyennes pour l’intérêt de tous les Sénégalais». Ne se limitant pas à la santé, le mouvement compte explorer d’autres domaines comme l’éducation, la formation et «d’autres secteurs où le besoin se fera sentir» pour «pousser les gens à prendre beaucoup plus de responsabilités dans leur localité et de ne pas uniquement laisser le terrain à des hommes politiques». De l’avis de M, Mbodj, «on peut être un citoyen actif et modèle sans pour autant être militant d’un parti politique. C’est ça notre conviction. Nous voulons servir notre cité». Pour dire, «le mouvement a beaucoup d’ambitions et de projets sur beaucoup de domaines. On ne va pas tout simplement se limiter à cette activité. Il y a d’autres terrains que nous allons essayer d’explorer pour agir efficacement auprès des citoyens de manière inclusive en invitant tout le monde à mener des actions dans l’intérêt général du Sénégal. Et nous allons tout mettre en exécution». Khadim Mbodj termine en soutenant que le mouvement, qui a une ambition nationale, «s’ouvre à toute personne qui est prête à faire du bénévolat, à servir et ne rien attendre en retour».

nfniang@lequotidien.sn

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