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L’Organisation mondiale de la santé (Oms) veut un plan d’actions concerté avec ses partenaires pour prévenir et maîtriser les risques liés aux épidémies. C’est le principal enseignement tiré de la gestion de la crise Ebola.

Comment intervenir en cas d’urgence pour sauver un maximum de vies ? La réponse à cette question ne semble pas évidente en Afrique, même si les erreurs du passé qui sont en train d’être corrigées laissent entrevoir un futur plus ou moins serein. En effet, les dégâts causés par Ebola en Afrique de l’Ouest ont mis à nu les défaillances de nos systèmes de santé. Dorénavant, il est certain que des efforts doivent être consentis dans la prévention des risques épidémiologiques. A ce titre, l’Organisation mondiale de la santé (Oms) organise depuis hier une rencontre sur le renforcement de la coordination des partenaires opérationnels au cours des situations d’urgence de santé publique dans la région africaine. L’objectif est de développer une plateforme commune pour coordonner les interventions afin d’être efficace dans la prévention des situations d’urgence, mais aussi dans la réponse.
Première réunion de coordination des partenaires opérationnels impliqués dans la gestion des urgences de santé publique, cette rencontre vise l’établissement d’une plateforme de concertation et de coordination régionale, l’harmonisation de la formation pour les  intervenants dans les situations d’urgence, la concertation et non la compétition des différents partenaires organisationnels pour une réponse plus efficace aux urgences de santé dans la région «où il y a beaucoup d’épidémies en situation d’urgence». Le directeur pour les Situations d’urgence de l’Oms en Afrique s’explique : «Nous avons tous les 3 jours une nouvelle épidémie. C’est en moyenne 100 situations d’urgence ou d’épidémie chaque année. Dans ces situations, 80% sont liés à des épidémies ; donc à des maladies infectieuses. Nous avons récemment vu l’émergence de certaines maladies comme la fièvre jaune, le Zico, la dengue etc. Nous avons aussi d’autres maladies liées à l’assainissement, à l’hygiène comme le choléra. Les maladies dites anciennes sont toujours là telles que la tuberculose, le paludisme, le Vih/Sida.» Pour Socé Fall, le diagnostic est simple : «Cette région est sous le stress de ces maladies épidémiques.»
mgaye@lequotidien.sn

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