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Des actions sont en train d’être menées sur le terrain pour l’application effective de la loi anti-tabac au Sénégal. Ce qui a abouti à la baisse du taux de tabagisme qui n’est pas chiffré et une amélioration de la santé des populations, selon le ministère de la Santé et de l’action sociale.

Le processus d’application de la loi anti-tabac semble être lent aux yeux de nombreux Séné­galais. Oumar Ba, coordonnateur du Programme national de lutte anti-tabac (Pnlt), a démontré tout le contraire hier. Selon lui, il y a moins d’un mois, son service a fait des descentes dans différentes régions avec les gendarmes, les préfets, les gouverneurs, la police pour faire l’état des lieux. Quels enseignements en tire-t-il ? «Nous avons eu des gens qui ont scrupuleusement respecté la loi, qui ont matérialisé la signalétique d’interdiction de fumer. Nous avons vu aussi des personnes qui ne la respectaient pas, parce qu’elles ne savaient pas comment faire. Il y a eu des sanctions, des réajustements», informe-t-il. Il souligne qu’il est important que les gens respectent l’interdiction de fumer dans les lieux publics. Même si ce n’est pas encore le cas. «Et nous sommes là-dessus. Toutes les autorités des forces de défense, de sécurité sont en train de s’y mettre pour le respect de cette interdiction», cite M. Ba qui insiste sur les avancées apportées par cette loi dans le cadre de la lutte contre le tabac. Il s’agit de l’interdiction de tout ce qui est arome dans le tabac et de la publicité en faveur du tabac. «On veille à l’application de la loi, il n’y a pas de publicité directe, c’est interdit», a-t-il rappelé hier en marge de la célébration de la Journée mondiale sans tabac. Alassane Mbaye, secrétaire général du ministère de la Santé et de l’action sociale, salue les actions entreprises dont les résultats semblent concrets. «Aujourd’hui, le tabagisme est en train de baisser et nous notons une amélioration de la santé des populations, mais il faut poursuivre le combat», conseille-t-il.
La Journée mondiale du tabac a pour thème cette année  «Tabac et cardiopathies» Pourquoi ? Parce que le principal facteur de risque des maladies cardiovasculaires est le tabac. «Aujourd’hui, les maladies cardiovasculaires, les crises cardiaques, comme on dit, tuent plus que n’importe quelle autre maladie non transmissible. Sans compter les maladies des vaisseaux. En plus, il y a 12% de ces victimes-là qui n’ont jamais fumé de leur vie», regrette Oumar Ba, coordonnateur du Pnlt.
mfkebe@lequotidien.sn

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