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A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre le Sida, le Sénégal a lancé le compte-à-rebours pour aller vers l’élimination de cette pandémie d’ici 2030. Selon les acteurs, c’est un objectif que notre pays peut atteindre vu les progrès réalisés dans cette lutte. Il faut noter que la prévalence a baissé, de 0,7% elle est passée à 0,5%. Malgré ces progrès, des défis doivent encore être relevés pour ne pas rater ce rendez-vous.

En célébrant la Journée mondiale de lutte contre le Sida, le Sénégal a lancé le compte-à-rebours pour l’élimination de cette pandémie d’ici 2030. Il s’agira par ce procédé, de mesurer chaque année les étapes franchies dans le cadre de cette lutte. Hier, lors de la cérémonie dédiée à cette journée, la secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls) a fait savoir que les progrès réalisés montrent qu’il est possible de vaincre cette maladie. Parlant des progrès, Dr Safiétou Thiam informe que la prévalence au sein de la population générale a baissé, elle est estimée à 0,5%. Selon Dr Thiam, «même si dans les groupes-clés, la prévalence reste élevée, le ciblage est renforcé et on observe une baisse significative». S’agissant des nouvelles infections, elle souligne qu’elles ont baissé de moitié. «Le nombre d’adultes mis sous Antirétroviral (Arv) a augmenté passant de 137 en 2001 à 21 157 en 2016. Le passage à l’échelle du traitement Arv est devenu une réalité dans tout le territoire national. Le nombre de décès dus au Vih a diminué de moitié», a-t-elle fait savoir.
Toutefois, il faut noter que malgré tous ces résultats encourageants, notre pays doit encore relever de nombreux défis s’il veut atteindre son objectif d’éliminer le Sida d’ici 2030. Et cela, la secrétaire exécutive du Cnls en est consciente. «Il nous faut supprimer toutes les barrières sociales qui empêchent certains hommes, femmes et enfants d’obtenir le traitement et les soins dont ils ont besoin. Les adolescentes et adolescents fragilisés par la pauvreté sont particulièrement vulnérables au Vih, les populations-clés vivant avec le Vih sont encore marginalisées, elles demeurent exposées», a-t-elle dit. A cela, il faut ajouter le Gap de 8 589 personnes à diagnostiquer, celui de 12 053 personnes à mettre sous Arv, et la suppression virale de 23 744 personnes sous traitement. Concernant cette question, Mme Thiam informe que des stratégies sont mises en place pour y arriver. «Le premier pas sera d’identifier ces gaps, les planifier et y répondre. Le plus important, c’est le traitement chez les enfants. Sur les 21 000 personnes qui sont sous traitement, la majorité sont des adultes, les enfants ne représentent que 20%. Il faut chercher ces enfants qui vivent avec le Vih et les mettre sous traitement, nous allons travailler sur le dépistage familial, le dépistage dans les services nutritionnels par exemple. Nous allons donner des instructions pour un dépistage actif», a-t-elle déclaré. Soute­nant que l’élimination du Sida est à notre portée, Dr Safiétou Thiam estime que pour atteindre cet objectif, il faut se mobiliser et accentuer le partenariat. De même, elle soutient qu’il faut aussi accélérer «la mise en place d’un environnement favorable à cette riposte». Ceci, d’après Mme Thiam, passe par «le respect des droits humains, l’accès équitable aux services de santé pour tous, qui sont les armes incontournables et indis­pensables». «Il nous faut con­server les acquis avec vigilance, il nous faut insister sur les comportements, il nous faut rappeler que la santé est un droit fondamental pour tout être hu­main. Nous pouvons être objectivement au rendez-vous de 2030 pour en finir avec l’épidémie du Sida et pour y arriver, nous devons tester et mettre sous antirétroviral toutes les personnes séropositives et rompre ainsi la chaine de transmission», a-t-elle soutenu.
dkane@lequotidien.sn

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