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L’Association sénégalaise des administrateurs des services de santé (Asass) organise ses premières journées scientifiques afin d’assister les pouvoirs publics dans la définition et la mise en œuvre des politiques sanitaires. Cette initiative est le fruit du concours apporté par la Jica (Agence japonaise de coopération internationale) et l’Alliance francophone pour la qualité et la sécurité des soins (Aqfadis).

Constituée de «gens du sérail», d’après les termes de son président, Moussa Same Daff, l’Association sénégalaise des administrateurs des services de santé (Asass) entend faire œuvre utile pour l’amélioration de la qualité et la sécurité des soins prodigués dans les centres hospitaliers du pays. A ce titre, elle organise sa première Rencontre nationale hospitalière autour de la question de la qualité et de la gestion des risques dans les structures de santé. Pour Moussa Same Daff, il n’est pas question de «rester les bras croisés» d’autant plus que les établissements de santé sont de plus en plus interpellés sur ces questions, selon le directeur général du ministère de la Santé et de l’action sociale, Amadou Diack. L’autre point focal de ces journées est l’ouverture à l’international par le truchement de l’Alliance francophone pour la qualité et la sécurité des soins (Aqfadis), basée au Maroc. Ensuite, il faut noter que l’implication financière de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) a été nécéssaire pour permettre la tenue de cette rencontre et qui par son expertise en matière de qualité de soins peut servir d’exemple, selon Amadou Diack. Cette mutualisation des compétences sanitaires doivent servir à mieux soutenir les stratégies déployées sur l’ensemble du territoire national à l’instar de la 5S/Kayzen/Tqm (Séparer, Systématiser, Salu­bri­té, Standardiser, Se discipliner), «outil de gestion permanente du lieu et de l’environnement de travail» prôné par la Jica, à travers le continent, ou encore le Programme national de lutte contre les maladies nosocomiales. Pour le ministère de la Santé et de l’action sociale, «le Sénégal est en train de développer des actions concrètes dans le sens de l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins». Amadou Diack en veut pour preuve «la formation de très haut niveau des administrateurs de santé qui gèrent l’organisation des établissements de santé et l’existence de certaines structures à la pointe de la sécurité comme le Centre national de transfusion sanguine ou le Laboratoire national de contrôle des médicaments».

bdavid@lequotidien.sn

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