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L’Icamo éprouve des difficultés financières pour la gestion des Institutions de prévoyance maladie. Elle attend toujours les 200 millions de subvention promis par l’Etat et le soutien des partenaires financiers pour dérouler son plan d’action quinquennal.

L’argent fait défaut à l’Institution de coordination de l’assurance maladie obligatoire (Icamo) pour la mise en œuvre de son plan stratégique quinquennal. Créée en 2016 avec comme mission la gestion des services communs à l’ensemble des Institutions de prévoyance maladie (Ipm), l’Icamo doit réaliser une somme d’actions dans le temps. Cependant, «la gouvernance et la gestion des Ipm souffrent de lacunes qui entravent l’efficacité et l’efficience du système», souffle Samba Sy, ministre du Travail, du dialogue social et des relations avec les institutions. Le premier manquement provient des Ipm elles-mêmes. «Chaque année, nous faisons des actions qui nécessitent de l’argent. Cet argent ne peut provenir pour le moment que des cotisations des Ipm. Ces dernières ne cotisent pas actuellement alors qu’elles doivent verser 2% de leurs recettes annuelles, soit environ 3 millions de francs Cfa par an», a déploré Cheikh Ousmane Diop. Le président du Conseil d’administration de l’Icamo s’exprimait hier à l’ouverture de la session de formation consacrée au renforcement de capacités des administrateurs et gestionnaires des Ipm sur les ratios de gestion de la Conférence internationale sur la prévoyance sociale (Cipres), la gestion du risque, la nomenclature des actes médicaux et le régime fiscal des Ipm.

«Le principal problème de l’Icamo, c’est l’argent», a
affirmé Cheikh Ousmane Diop
Aussi, l’accompagnement de l’Etat se fait toujours désirer. Malgré ses efforts à travers le ministère de tutelle (celui du Travail), l’Etat tarde à respecter ses engagements dont la promesse d’une subvention de 200 millions qui devraient permettre à l’organe de compléter le recrutement du personnel de sa direction, composée actuellement que de la directrice, du responsable administratif et financier, du responsable du système d’information et du chauffeur. «Nous n’avons rien reçu jusqu’à présent. Il nous faut encore renforcer le personnel. Il nous faut un médecin conseil, mais on ne peut pas recruter et à la fin du mois ne pas payer les gens», plaide M. Diop.
Par ailleurs, l’Icamo attend le soutien de ses partenaires financiers pour la mise en œuvre du système d’information de l’assurance maladie obligatoire. L’atelier d’hier devra permettre aux administrateurs et gestionnaires de l’Icamo de maîtriser les règles de gestion du risque, conformément auxdits ratios de gestion, de comprendre la nomenclature des actes médicaux, mais aussi d’avoir une compréhension harmonisée du régime fiscal des Ipm. Cela, pour avoir des institutions fortes qui répondent aux critères des urgences nationales et sous régionales.
ksonko@lequotidien.sn

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