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Dans le cadre du Global financing facility (Gff) ou mécanisme de financement mondial, le ministère de la Santé et de l’action sociale a ouvert hier son atelier de validation de la stratégie d’engagement de la société civile. Une occasion pour eux de faire l’Etat des lieux concernant la mortalité maternelle et infantile au Sénégal. Une synergie pour un combat.

Santé pour tous ! C’est la chanson entonnée par des organisations syndicales pour lutter contre la mortalité maternelle et infantile. L’Association pour le bien-être familial (Asbef), Osiwa, Enda santé, Congad et d’autres organismes se joignent à l’Etat pour une santé de qualité et surtout accessible à tous. Cela, dans le cadre du mécanisme de financement mondial de la santé appelé aussi Global financing facility (Gff). C’est un partenariat financé par la Banque mondiale et plusieurs parties prenantes dans des pays qui connaissent des problèmes liés au financement dans le domaine de la Santé de la reproduction, de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent (Srmnea). Cet engagement est consécutif aux problèmes de prise en charge au Sénégal : «La grande majorité des populations est exclue des mécanismes formels de prise en charge des soins de santé. A cela s’ajoute un déficit concernant la couverture en infrastructures sanitaires (le ratio de couverture en structures hospitalières est d’1 hôpital pour 150 mille habitants)». Au Sénégal, le Gff est articulé autour de «diverses stratégies dont chaque femme, chaque enfant à l’horizon 2030, le plan opérationnel chaque nouveau-né et le family planning 2020». Dans cette lutte, la synergie des forces ne peut être que bénéfique, selon Samba Kor Sarr, représentant du ministre de la Santé et de l’action sociale. «Gff, comme vous pouvez le savoir, est un mode de financement exclusivement centré sur l’offre des services de santé. Et dans le cadre du ministère de la Santé, le volet santé de la reproduction familiale, c’est aussi un dispositif inclusif qui essaie de créer une synergie entre l’ensemble des acteurs. Nous avons le secteur privé, la société civile, les organisations non gouvernementales ; donc tous les acteurs qui aujourd’hui sont essentiels pour accélérer l’atteinte des objectifs de développement. La société civile est un secteur très dynamique, mais qui héberge aussi des énergies intellectuelles extrêmement fortes. Leur participation ne fait que renforcer l’Etat», se réjouit-il. Ce nouveau mécanisme de financement, mu par les progrès du secteur sanitaire, ambitionne d’accélérer les efforts déployés pour mettre fin au décès, améliorer la santé et la vie des femmes, et réduire l’inefficacité des dépenses de santé. Avec actuellement 22,5 milliards de francs Cfa de fonds fiduciaires, les différents acteurs veulent désormais mobiliser 28 500 milliards F Cfa d’ici 2030. Ils espèrent également de nouveaux donateurs. Pour Madame Diop, présidente du réseau Siggil jiggen, «l’apport des organisations de la société permettra d’alléger la souffrance des populations sénégalaises». Dans cette lutte contre ce que Samba Kor Sarr qualifie de «grand agresseur», ils font actuellement face à plusieurs obstacles dont l’accessibilité géographique et financière, la disponibilité des structures ainsi que l’acceptation socioculturelle dans certaines zones du pays. Le ton est donné, les plus vulnérables sont les cibles, même si les deux entités reconnaissent que «chaque nouveau-né a droit à un soin de qualité».
Stagiaire

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