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Une Journée nationale de lutte contre la mortalité maternelle, néonatale, infantile et des adolescents jeunes pour marquer l’engagement des acteurs. Désormais, elle sera un moment fort de plaidoyer. Pour cette première édition, la direction de la Santé de la reproduction et de la survie de l’enfant a mis l’accent sur les consultations prénatales, l’accouchement assisté et les visites post-natales.

La direction de la Santé de la reproduction et de la survie de l’enfant a célébré hier la Journée nationale de lutte contre la mortalité maternelle, néonatale, infantile et des adolescents jeunes. Une première édition qui entre dans le cadre d’un plan de plaidoyer mis en place par les acteurs il y a de cela un an. En plus de celui-ci, Dr Daff, directeur de la Santé de la reproduction et de la survie de l’enfant, a rappelé la mise en place de l’Alliance nationale de lutte contre la mortalité maternelle, infanto-juvénile et des adolescents jeunes.
Des actes qui témoignent de la volonté des autorités sanitaires de lutter contre ce qu’elles appellent les décès évitables. Pour cette édition, les acteurs ont mis l’accent sur la sensibilisation. Ils ont posé le doigt sur le travail des «Bajenu gox» et des jeunes au sein des quartiers et localités. L’intervention est axée sur les consultations prénatales, l’accouchement assisté et les visites post-natales. Trois moments cruciaux dans la vie du couple mère-enfant. «Si l’on réussit à bien passer ces étapes, on aura presque résolu le problème des décès liés à la mère, au nouveau-né, à l’enfant ou à l’adolescent», estime Bocar Daff.
Sous forme de jeu de questions-réponses, les «Bajenu gox» et les jeunes ont lancé des messages forts, liés à ces trois problématiques. Des questions sur la nécessité pour la mère et son entourage, notamment le mari ou la belle-famille, de faire au moins trois consultations prénatales durant la grossesse. D’autres questions sur les risques liés à l’accouchement à domicile sans assistance ont aussi été évoquées. Ces accouchements, selon les professionnels de la santé, favorisent la survenue de fistules obstétricales.
La célébration de cette journée a été un prétexte pour les infirmiers de s’engager auprès des acteurs pour lutter contre la mortalité maternelle. Cet engagement fait suite à celui des sages-femmes devant le Prési­dent Macky Sall. Une union sacrée autour de tous les acteurs pour une lutte efficace et une réduction sensible du taux de mortalité maternelle très élevé encore dans notre pays malgré tous les efforts.
Aujourd’hui, une nouvelle stratégie est en train d’être mise en place pour rendre la réponse plus efficace. Il s’agit de la notification. Elle consiste à recenser avec l’aide des «Bajenu gox» tous les cas de décès. Les acteurs veulent connaître tous les cas de décès. Dans quels cas surviennent-ils ? Et comment surviennent-ils afin d’apporter la riposte ?
ndieng@lequotidien.sn

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