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Le ministre de la Santé et de l’action sociale a procédé, hier, à l’installation du Comité national de lutte contre le faux médicament et l’exercice illégal de la pharmacie. Un comité présidé par Me Massokhna Kane, par ailleurs président de Sos consommateurs. Me Kane a été pendant des années l’avocat de l’Ordre des pharmaciens du Sénégal.

Me Massokhna Kane préside le Comité national de lutte contre le faux médicament et l’exercice illégal de la pharmacie nouvellement installé par le ministre de la Santé et de l’action sociale. Il n’est pas en terrain inconnu puisque pendant longtemps, il s’était engagé contre le trafic du médicament, en tant qu’avocat de l’Ordre des pharmaciens. Il se dit conscient de la gravité du défi qui l’attend. Mais, il se dit rassuré de la qualité des différents profils qui composent le comité. Ils proviennent des représentants des ministères de la Justice, des Forces armées, de l’Economie et des finances et les présidents des Ordres de pharmaciens, de médecins et vétérinaires.
L’objectif étant de lutter farouchement contre le faux médicament et l’exercice illégal de la pharmacie, qui prend de l’ampleur dans notre pays. Ce ne sera pas facile, prévient Awa Marie Coll Seck, qui souligne que des pressions et des difficultés de tous ordres ne vont pas manquer. Mme le ministre les a assurés de son soutien et de celui du gouvernement. Mieux, elle leur a promis une audience auprès du chef de l’Etat, pour d’abord une présentation des membres du comité et pour recueillir un soutien au plus haut sommet de l’Etat.
Une manière pour le ministre de la Santé de renforcer le comité afin qu’il mène avec efficacité les tâches qui l’attendent étant entendu que le trafic de médicament est un problème de santé publique. Ces médicaments vendus dans la rue développent des résistances chez les malades qui les utilisent, ce qui, selon le ministre, entraîne des échecs thérapeutiques. Les conséquences ne sont pas que sanitaires. Sur le plan économique, le trafic des médicaments fait perdre à l’Etat des recettes énormes chiffrées à plus de centaines de millions.
En 2009 le Sénégal avait mené des activités d’envergure contre le trafic du médicament avec la fermeture de «Kër Serigne-bi», situé au cœur du centre-ville. «Cette opération nous avait valu des satisfactions et avait beaucoup diminué l’ampleur du phénomène. Il a repris et je pense qu’il faut encore agir», souhaite Cheikhou Omar Dia, président de l’Ordre des pharmacies et membre du comité. Le Comité, pour l’instant, dit ne pas encore déterminer des cibles. Son président informe qu’il va définir un plan d’actions et réfléchir maintenant sur des actions urgentes sans donner plus de précisions sur ses actions.
ndieng@lequotidien.sn

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