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Pour attirer l’attention sur  les conséquences de l’utilisation des appareils de bronzage artificiel sur la peau, l’Oms a publié un rapport sur cette question. Dans son document, l’organisation insiste sur les mesures nationales à adopter pour limiter leur utilisation.

L’usage des appareils de bronzage artificiel peut être à l’origine des cancers de la peau. C’est dans le but d’attirer l’attention sur les conséquences de leur utilisation que l’Organisation mondiale de la santé (Oms) a publié un document dans lequel elle appelle à limiter leur usage. Dans le document, l’Oms «insiste sur les mesures nationales pour limiter l’usage des appareils de bronzage artificiel (solariums) afin d’essayer de réduire les risques sanitaires qui leur sont associés, comme les mélanomes et les cancers cutanés non mélanomateux». Selon cette organisation, «depuis plus de trois décennies, l’exposition délibérée aux rayons ultraviolets des solariums à des fins cosmétiques a augmenté l’incidence des cancers cutanés et abaissé l’âge de leur apparition». Dans son document, l’Oms soutient que «l’utilisation des solariums est à l’origine d’un total cumulé pour les Etats-Unis d’Amérique, l’Europe et l’Australie de plus de 450 000 cas de cancers cutanés non mélanomateux et de plus de 10 000 cas de mélanomes par an». «Dans leur grande majorité, les utilisateurs sont des femmes, adolescentes ou jeunes adultes en particulier», a-t-on fait savoir.  Relevant que «les solariums sont dangereux pour la santé», le Dr Maria Neira, directrice du département santé publique, déterminants sociaux et environnementaux de la santé à l’Oms, soutient que «les pays doivent envisager d’en interdire ou d’en limiter l’utilisation et d’informer tous les utilisateurs sur les risques sanitaires qu’ils entraînent».
Ainsi dans son rapport, l’Oms «décrit les politiques adoptées par certains pays pour réglementer les solariums, soit en les interdisant purement et simplement, soit en limitant et en gérant leur utilisation». Selon les rédacteurs de ce document, «les options pour restreindre l’accès à ces appareils consistent à définir une limite d’âge pour leur utilisation, la prévention de celle-ci pour les populations à la peau sensible, par exemple les personnes ayant des taches de rousseur ou facilement des brûlures». De même, il est aussi préconisé «l’interdiction de l’accès sans surveillance». Au-delà des restrictions, il est aussi rapporté la politique de certains pays consistant à gérer «l’usage des solariums en accordant des licences aux établissements de bronzage, en limitant l’exposition aux solariums, en formant les exploitants et en taxant les séances de bronzage».
dkane@lequotidien.sn

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