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Pour mettre en place un système opérationnel de surveillance communautaire intégrée et inclusive des six zoonoses prioritaires au Sénégal, les acteurs de la santé, de l’environnement et de l’élevage ont défini une feuille de route. Avec ce programme, ils sont invités à utiliser les mêmes «outils de collecte des données et les mêmes définitions de cas pour l’identification et le rapportage» de ces maladies.

Le gouvernement veut mettre en place «un système opérationnel de surveillance communautaire intégrée et inclusive des six zoonoses prioritaires au Sénégal : rage, tuberculose, anthrax, fièvre de la vallée du Rift, influenza aviaire hautement pathogène et les fièvres hémorragiques (Ebola et Marburg)». Pour mettre en œuvre ce «programme de surveillance à base communautaire, les secteurs en charge de la surveillance au niveau de la santé humaine et animale sont invités à utiliser les mêmes outils de collecte des données sanitaires et les mêmes définitions de cas pour l’identification et le rapportage des maladies zoonotiques prioritaires». Dans un document de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), l’on informe que dans «ce cadre, les acteurs clés au niveau communautaire, dans les secteurs de la santé, de l’élevage et de l’environnement, se sont réunis les 16 et 17 janvier 2018 afin de définir une feuille de route». Cela, pour une bonne mise en œuvre de «la surveillance communautaire de ces six zoonoses prioritaires dans une approche ‘’Une seule santé’’ qui englobe la protection de la santé humaine, environnementale et animale». A ce propos, on renseigne que la conseillère technique à la Primature en charge de la coordination de la plateforme nationale «One health», Adjiratou Ndiaye, a fait savoir qu’il faut «élever cette surveillance communautaire au rang de priorité nationale et se donner les moyens de mise en œuvre et de pérennisation, en inscrivant une ligne budgétaire pour ‘’Une seule santé’’». Rappelant que durant «les 10 dernières années, près de 75% des maladies infectieuses transmises à l’homme sont d’origine animale», Mme Ndiaye a souligné que «le défi reste l’opérationnalisation de cette surveillance pour que la sécurité sanitaire mondiale soit une réalité au Sénégal». «Les populations ont aussi un rôle capital à jouer dans la surveillance des zoonoses pour identifier, détecter et prévenir ces maladies ; d’où l’importance de cette approche holistique», a-t-elle ajouté.
Le chef de l’équipe du Centre d’urgence pour les maladies animales transfrontalières (Ectad Sénégal) de la Fao, Youssouf Kaboré, a quant à lui relevé que «les pays dont les systèmes de surveillance sont peu performants ou ceux qui ne disposent pas d’un système de surveillance à base communautaire sont moins en mesure de détecter les menaces pour la santé publique ou les événements de santé publique et d’y répondre en temps voulu». Selon lui, ces défaillances notées justifient «la nécessité de renforcer à tous les niveaux la surveillance des maladies et spécialement au niveau de la communauté».
Il faut noter que cette concertation a été organisée en collaboration avec le projet «Measure evaluation», «une seule santé pour le renforcement de la surveillance communautaire basée sur les évènements». Le but de ce projet est de «renforcer la coordination multisectorielle en mettant l’accent sur la formation des communautés pour la détection des maladies zoonotiques, l’envoi des alertes aux professionnels de la santé humaine et animale et l’échange des informations entre les deux secteurs pour une réponse et une action rapide».
dkane@lequotidien.sn

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