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Face au manque criard de certaines spécialités dans le District sanitaire, la construction d’un hôpital à Khombole permettra d’améliorer significativement le volume et la qualité de l’offre de soins sur la localité. La plaidoirie a été faite, ce samedi, en marge d’une journée de dépistage des cancers du col de l’utérus et du sein et d’une circoncision de masse, par le 2e adjoint au maire de ladite commune, Mamadou Lamine Guèye.

Le relèvement du plateau technique du district sanitaire de Khombole est une préoccupation majeure du 2e adjoint au maire de ladite commune, Mamadou Lamine Guèye. Il a plaidé la construction d’un hôpital dans sa commune, pour soulager cette structure sanitaire, en marge de la 2e édition de la journée de dépistage du cancer du col de l’utérus et celui du sein et d’une circoncision de masse organisée à Khombole. En effet, Khombole, une commune située à cheval entre les régions de Diourbel et de Thiès, est un grand carrefour. Les besoins en services sociaux sont donc grandissants, alors que l’offre est déjà insuffisante, avec un accès aux soins très limité. D’où le cri du cœur de Momar Fall, président de l’association Daara Sos Santé de Khombole : «Nous sollicitons la construction d’un hôpital parce que le plateau technique est faible. Dans le domaine de l’imagerie médicale, quand vous voulez faire une échographie oculaire ou cardiaque, il faut aller jusqu’à Thiès où Dakar pour débourser près de 50 mille F Cfa. Nous ne disposons pas des échographies les plus simples comme l’écho abdominale.» Pour dire, selon l’agent de santé à hôpital pédiatrie de Diamnadio et de Youssou Bargane de Rufisque, «notre rêve c’est d’avoir un hôpital de référence pour Khombole pour relever le plateau technique. Ceci pour épargner les patients qui veulent faire des radios ou des échographies d’aller jusqu’à Dakar avec toutes les dépenses que cela engendre». Il estime que «la construction d’un hôpital est une forte demande des populations de Khombole». Une demande appuyée par le 2e adjoint de la commune de Khombole, Mamadou Lamine Guèye, qui pense qu’il «y a énormément de choses à faire dans le plateau technique médical de Khombole». Et il promet de «s’atteler davantage en collaboration avec ses partenaires pour essayer d’apporter des solutions». Déjà, note-il, dans le domaine sanitaire, qui est une compétence transférée, «même s’il n’y a pas un budget conséquent pour gérer ce problème au niveau de Khombole, les programmes de prévention sanitaire individuels que nous organisons ont porté auprès des populations». La preuve, dit-il, «l’année dernière en collaboration avec l’Association des sages-femmes du centre de santé et la Ligue sénégalaise contre le cancer (Lisca), nous avions organisé dans le cadre d’Octobre rose, une journée de dépistage du cancer du col de l’utérus. Et c’était une belle réussite puisque 470 femmes ont été dépistées». Et en plus d’être consultées, «l’équipe de Lisca a mis à la disposition des femmes du District sanitaire de Khombole, un appareil de cryothérapie qui sert à soigner les lésions précancéreuses». Mamadou Lamine Guèye note que «ce sont des actions de ce genre qu’on essaye de favoriser au niveau local pour pouvoir faire quelque chose au bénéficie des populations». Mais aussi, selon lui, «pour relever tous les défis sanitaires de la commune». Parce qu’à son avis, «les gens doivent d’abord être de bons citoyens avant d’être des politiques pour apporter des solutions face à certains défis».
La 2e édition de la journée médicale de Khombole, organisée par le 2e adjoint au maire de la commune, qui a regroupé une vingtaine de médecins, a permis de dépister une centaine de femmes sur les cancers du col de l’utérus et du sein, en plus d’une circoncision de masse pour les enfants.
nfniang@lequotidien.sn

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