PARTAGER

Pour réduire de moitié les taux de mortalité «imputables au Vih, à la tuberculose et au paludisme, et à construire des systèmes de santé plus solides d’ici 2023», le Fonds mondial se fixe comme ambition de collecter 14 milliards de dollars Us. Dans un document publié en perspective de la conférence de Lyon prévue en octobre 2019, cette organisation soutient que cette cible de reconstitution des ressources va permettre de sauver 16 millions de v

14 milliards de dollars Us : c’est la somme que le Fonds mondial veut collecter pour le prochain cycle triennal pour sauver 16 millions de vies. Dans un document, l’organisation renseigne que cette cible de reconstitution des ressources va contribuer «à réduire de moitié les taux de mortalité imputables au Vih, à la tuberculose et au paludisme, et à construire des systèmes de santé plus solides d’ici 2023». Le document évoque «les nouvelles menaces qui entravent actuellement les progrès en matière de santé mondiale et les risques encourus si nous n’accélérons pas le mouvement maintenant». Il renseigne que «cette cible de reconstitution des ressources intervient à un moment crucial», notamment avec l’engagement de la communauté internationale de «finir avec les épidémies de Vih/Sida, de tuberculose et de paludisme d’ici 2030» à travers les Objectifs de développement durable (Odd). Le Fonds mondial insiste sur la nécessité de reconstituer les ressources d’autant plus qu’après «des années d’avancées remarquables dans la lutte contre ces trois épidémies, de nouvelles menaces, déficits de financement ou résistance accrue aux insecticides et aux médicaments ont ralenti les progrès et permis aux maladies de regagner du terrain». C’est ce qui fait dire à Peter Sands, directeur exécutif du Fonds mondial, que «le moment est décisif». «Décidons-nous d’accélérer le mouvement ou allons-nous baisser la garde ? Les nouvelles menaces nous obligent à choisir. Nous devons accélérer le mouvement pour protéger les avancées que nous avons réalisées et aller plus loin. Faute de quoi, nous les laisserons s’éroder, les infections et les décès repartiront à la hausse et nous verrons disparaître la perspective de mettre fin aux épidémies», a-t-il déclaré. Selon lui, «si nous accélérons le combat maintenant, nous sauverons des millions de vies supplémentaires». A son avis, pour sauver 16 millions de vies et contribuer à la réalisation de l’Odd n° 3 (santé et bien-être pour toutes et tous), «nous devons innover davantage, collaborer plus et assurer une meilleure mise en œuvre». S’agissant de la collecte de 14 milliards dollars Us, le directeur exécutif de cette organisation estime que cette somme «permettra au Fonds mondial de continuer à assumer son rôle vital de mobilisateur et de chef de file dans la lutte contre le Vih, la tuberculose et le paludisme».
Par ailleurs, le document rappelle que «depuis sa création en 2002, le partenariat du Fonds mondial a obtenu un impact formidable». Ainsi, il est souligné que «dans les pays où il investit, plus de 27 millions de vies ont été sauvées». Concernant le nombre de décès liés au Vih, à la tuberculose et au paludisme, il a «baissé d’un tiers». «Rien qu’en 2017, dans les pays où le Fonds mondial investit, 17,5 millions de personnes étaient sous traitement antirétroviral contre le Vih, 5 millions de patients atteints de tuberculose ont été traités et 197 millions de moustiquaires ont été distribuées». Il est précisé que le Fonds mondial obtient «cet impact avec un large éventail de partenaires : organismes publics bilatéraux, institutions multilatérales et techniques, entreprises privées, fondations, pays maîtres d’œuvre, groupements de la société civile et personnes touchées par les maladies».
dkane@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here