PARTAGER

Le système de santé doit trouver une solution structurelle pour la prise en charge de la santé des adolescents et des jeunes après le constat fait sur l’inadaptabilité de ses services sur cette couche de la population a soutenu, mercredi à Dakar, la présidente du Réseau Siggil Jigueen, Safiétou Diop. «Le constat est fait. Nous devons le dépasser et j’invite les structures de santé à trouver une solution structurelle à la prise en charge des besoins en santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes,» a souligné Mme Diop à l’Aps. La présidente du Réseau Siggil Jigueen participait à un panel sur le thème : «Et vous, que faites- vous pour que les jeunes et les communautés aient un meilleur accès aux services de planification familiale.» Ce panel est organisé dans le cadre de la campagne de mobilisation sociale organisée par l’Alliance Droits et san­té Séné­gal, exécutée par l’Ong Jed. «Les structures de santé doivent être faites de manière à pouvoir accueillir ces jeunes. Il y a déjà des efforts avec les espaces adolescents/jeunes mais on doit aussi s’attaquer à la formation des personnels de santé», a-t-elle ajouté. Pour sa part, le chef de la Division planification familiale à la Direction de la santé de la mère et de l’enfant (Dsme), Dr Marième Dia Ndiaye, a fait noter que ses services travaillent «en étroite collaboration» avec la Division en charge de la santé des jeunes pour apporter des solutions à la prise en charge des besoins des jeunes.
«Le Sénégal a fait des efforts en ce qui concerne la planification familiale avec une ligne budgétaire qui est passée de 100 millions en 2012 à 300 millions F Cfa en 2016», a-t-elle souligné. Estimant le taux de préva­lence contraceptive à 21 %, Marième Dia Ndiaye a fait noter que le budget annuel pour la planification familiale sera porté à 500 millions de F Cfa. L’objectif de l’Alliance Droits et santé en Afrique de l’Ouest est d’améliorer le statut et la santé des femmes et des filles dans cinq pays-pilotes que sont le Sénégal, le Burkina Faso, le Niger, le Mali et le Bénin.
Pour le directeur des programmes de l’Ong Jed qui exé­cute cette alliance, Mody Sy, «la promotion de la santé sexuelle et reproductive des jeunes et des adolescents, malgré les efforts importants de la Communauté internationale, ne cesse d’être, pour ce 3ème millénaire, une préoccupation pour l’humanité tout entière, particulièrement pour l’Afrique». L’Afrique demeure encore, a-t-il rappelé, «le continent le plus affecté par les grossesses précoces, les avortements clandestins et les mariages précoces». Ce panel a réuni, en plus du Conseil national de la jeunesse, plusieurs associations de jeunes, des élus locaux pour montrer leur engagement à la mobilisation pour la planification familiale. Cette rencontre a été également marquée par une exposition sur les initiatives de planification familiale dans les pays-pilotes de l’alliance Droits et santé en Afrique de l’Ouest.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here