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Abdoualye Diouf Sarr.

La directrice de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna) s’attaque aux procédures pour justifier les causes de la rupture de stock de certains médicaments.

Abdoulaye Diouf Sarr est déterminé à éradiquer la rupture de médicaments dans les pharmacies. Dans le cadre d’un déjeuner à l’intention des journalistes spécialisés en santé hier, le ministre de la Santé et de l’action sociale s’est montré ferme dans ses instructions à la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna) et à la Direction de la pharmacie et du médicament (Dpm). «J’estime qu’entre la Dpm, la Pna et l’ensemble des acteurs, il doit y avoir une coordination telle qu’on doit avoir de manière permanente des médicaments disponibles. La question de la disponibilité du médicament est une obligation de résultats. De ce point de vue, tout ce qui est possible, doit être fait pour qu’il n’y ait pas de rupture, quitte à revoir les procédures. Aucune procédure ne justifie une rupture», a déclaré M. Sarr lors de cette rencontre axée sous le thème : «Le médicament au cœur du système de santé.»
En effet, dans sa livraison d’hier, le journal Source A a révélé une rupture de la streptokinase dans les hôpitaux. Le produit, selon le quotidien estampillé «Urgence», dans le jargon médical, sert à déboucher les artères du cœur des patients victimes d’ennuis cardiovasculaires. «Nous n’en avons pas actuellement», a concédé la directrice de la Pna. Dr Annette Seck Ndiaye explique les difficultés relatives à l’acquisition de médicaments. D’abord, elle évoque des contraintes réglementaires. «La Pna acquiert les médicaments par appel d’offres à 90% sur le marché international. Pour faire un appel d’offres de médicaments essentiels, il faut en moyenne 265 à 300 jours, c’est-à-dire il faut un an pour préparer un appel d’offres. Nous avons lancé actuellement un appel d’offres pour médicaments en octobre 2017. Nous sommes en début avril 2018, nous n’avons pas procédé à l’attribution provisoire du médicament», souligne Mme Ndiaye.
De plus, regrette-t-elle, une contrainte technique peut faire que le fournisseur du médicament prétexte l’inflation sur les matières premières pour remettre en cause le respect des délais. «Parfois, on a des défaillances de fournisseurs qui durent 6 mois ou même définitives», déplore la directrice de la Pna qui précise également que «le transfert de devises à faire dans les banques peut prendre 2 mois».
Autre produit en manque dans les officines, c’est le télévax qui permet de couvrir les femmes enceintes. Toutefois, Dr Annette Seck Ndiaye assure qu’il n’y a pas lieu de s’affoler outre mesure. «La femme enceinte est correctement prise en charge dans le secteur public grâce aux programmes élargis de vaccination, nous avons le tétanos diphtérie qui permet de prendre (en charge) les femmes enceintes et de leur apporter la couverture vaccinale qui sied dans leur cas», soutient-elle tout en appelant les secteurs public et privé à travailler «dans la complémentarité».
bgdiop@lequotidien.sn

1 COMMENTAIRE

  1. C’est affreux qu’un pays comme le Sénégal destination touristique n’ait pas de médicaments disponibles pour lutter contre le paludisme a offrir aux touristes! Une région propice au paludisme (petite et grande côte) . Un manque total d’organidation et de sérieux! C’est vraiment désolant insouciant irresponsable et révoltant. Aucun respect pour les touristes qui font pourtant partie prenante de votre économie!
    S.V.P. réveillez vous

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