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Pour les 5 prochaines années, l’Etat doit mobiliser 355 milliards pour créer les conditions d’une couverture sanitaire universelle. Une stratégie nationale de financement a été élaborée pour mobiliser les ressources.

Après la Couverture maladie universelle, le gouvernement a lancé hier la couverture sanitaire universelle. Ainsi, le ministère de la Santé et de l’action sociale a élaboré une Stratégie nationale de financement de la santé afin de mobiliser les ressources pour son financement. Dans ce document se trouve le Plan d’investissement sectoriel (Pis), chargé de mettre en œuvre cette politique, qui a besoin d’un budget de 355 milliards F Cfa dans la période 2018-2022 pour tendre vers la couverture sanitaire universelle. En effet, cette stratégie met l’accent sur les choix visant à améliorer la protection de la santé, de la durabilité et du financement. De plus, elle vise à mobiliser les ressources additionnelles conséquentes en faveur de la santé, à rationaliser leur utilisation pour alléger la charge financière supportée par les ménages.
En attendant, la première action d’envergure de la mise en œuvre de cette stratégie est l’organisation d’un Forum national sur le financement de la santé qui sera présidé vendredi par le président de la République, Macky Sall, au King Fahd Palace. Une tribune qui servira de plaidoyer sur la mobilisation des ressources. «Nous aborderons la question de la mobilisation des ressources en ayant conscience que ces progrès importants ont été réalisés ces 5 dernières années mais aussi en gardant à l’esprit que du côté de chaque acteur, il y a encore des efforts à réaliser en vue d’améliorer l’efficacité et l’efficience dans l’utilisation des ressources du secteur», a déclaré, hier Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Santé et de l’action sociale, en marge du pré-forum préparatoire de la journée de vendredi.
Auparavant, le président de l’Union des associations d’élus locaux (Uael) a listé les difficultés des populations à la base et des collectivités locales dans l’accès à la santé pour tous. Adama Diouf appelle le gouvernement à régler les «problèmes de lisibilité des compétences» entre les conseils départementaux et les communes. «Il y a des insuffisances de ressources humaines à la base particulièrement au niveau des spécialités : radiologie, pédiatrie, cardiologie, chirurgie… On fait recours à des stagiaires ou des prestataires de services en leur octroyant des indemnités et diverses motivations sans souvent aucune base légale et réglementaire. Il y a un déséquilibre dans l’affectation des personnels dans les centres de santé. La réparation n’est pas équitable. Les ressources financières constituent également des problèmes. Les hôpitaux ont des difficultés à recouvrir toutes les recettes. Les charges de personnels sont très importantes avec 57% du budget des établissements consacrés au personnel de santé», fait remarquer M. Diouf à Diouf Sarr.

bgdiop@lequotidien.sn

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