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Les 3 axes stratégiques de la Lettre de politique sectorielle du ministère de la Santé et de l’action sociale tournent autour des infrastructures, des ressources humaines, du médicament et de la gouvernance. Hier, un atelier de validation du document s’est tenu à Dakar en présence de Ab­dou­laye Diouf Sarr, conscient des enjeux liés à la question de la prise en charge médicale.

Le système sanitaire sénégalais est malade. Du poste de santé à l’hôpital, ces structures souffrent de la mauvaise qualité de l’accueil, de l’insuffisance de personnels soignants, de l’absence de matériels médicaux. Pour soigner le mal, l’Etat a élaboré la 2ème Lettre de politique sectorielle de développement du ministère de la Santé et de l’action sociale. Hier, un atelier de validation nationale du document a réuni à Dakar les différents acteurs. En effet, après une analyse-diagnostic, les forces et les faiblesses relatives au développement du secteur ont été identifiées. Il en est ressorti qu’il y a une faible disponibilité de certaines catégories de ressources humaines, particulièrement les sages-femmes et médecins spécialistes. A cela s’ajoutent deux choses : La faible prise en compte des données des secteurs privés, parapublics et communautaires dans les statistiques sanitaires collectées et la fragmentation du système d’assurance-maladie et la difficulté liée à la mobilisation des ressources des collectivités locales allouées à la santé.
Dans le document élaboré par la direction de la Planification, de la recherche et des statistiques du ministère de la Santé et de l’action sociale, des menaces telles que la faible coordination des activités entre les directions techniques et les régions médicales ont été signalées. Et dans son plaidoyer, Djiby Mbaye, représentant des élus locaux, par ailleurs maire de Pété dans le département de Podor, a listé les problèmes. Il s’agit de «l’amélioration des services de santé de qualité, la disponibilité des services de santé de qualité qui suppose des infrastructures aux normes de la carte sanitaire, des infrastructures bien reparties à travers le pays en suffisance, des moyens matériels et équipements adéquats, un personnel suffisant et qualifié».
En réponse, Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Santé et de l’action sociale, a indiqué que les 3 axes stratégiques de la Lettre de politique sectorielle tournent autour des infrastructures, des ressources humaines, du médicament et de la gouvernance. «Les défis qui s’imposent à nous sont essentiellement liés à la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile. Ils sont également liés à la maîtrise des déterminants de la santé, à l’équité dans l’offre et la demande des services de santé et d’action sociale ainsi qu’au renforcement durable du système de santé», reconnaît le successeur de Awa Marie Coll Seck. A en croire les techniciens du ministère de la Santé, l’Acte 3 de la décentralisation, la réforme des finances publiques de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) et les réformes de la couverture sanitaire universelle constituent aujourd’hui des opportunités.

msakine@lequotidien.sn

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