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A quelques jours de la formation du nouveau gouvernement, certaines couches sociales se signalent. Parmi elles, il y a les personnes en situation de handicap qui disent avoir «suffisamment de compétences» pour remplir une fonction ministérielle afin de mieux prendre en charge leurs préoccupations. En conférence de presse hier, le coordonnateur de leur mouvement dénommé «Forces en route» porté sur les fonts baptismaux aux dernières Législatives, a fait le plaidoyer. Santi Sène Agne, première personne en situation de handicap à être  investie par une «forte coalition», Benno bokk yaakaar (Bby) en l’occurrence, dit : «On ne réclame pas une place dans un gouvernement. Le gouvernement appartient au président de la République. Nous disons seulement qu’on a la capacité d’être dans le gouvernement, d’être à l’Assemblée nationale. Nous sommes quasiment absents des structures de décision. Il faut qu’on continue à se battre de manière unitaire pour accéder à des postes de responsabilité et faire avancer les choses. Notre slogan est ‘’rien pour nous, sans nous’’.»
Par ailleurs, le député-maire de Sicap-Liberté souligne que «le contexte se prête à l’interpellation des autorités administratives de ce pays» et se dit «prêt» à répondre à l’appel au dialogue lancé par le Président Macky Sall. «Le président de la Ré­publique a tendu la main à l’ensemble de la société pour un dialogue national. Nous disons, nous Forces en route, que nous sommes d’accord pour le dialogue. Nous allons y participer parce que nous avons beaucoup à dire à quelqu’un qui a démontré que la condition des personnes en situation de handicap l’intéresse», a argumenté M. Agne.
ambodji@lequotidien.sn

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