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L’inadéquation entre le nombre de correcteurs déployés, leur ventilation et le nombre de candidats est un des aspects favorisant le faible taux de réussite aux examens du Baccalauréat et du Bfem cette année comme pour les précédentes. C’est la conviction de Saourou Sène, Secrétaire général du Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire (Saems).  «L’im pression que nous avons c’est que nous avons installé, sans le savoir, une pédagogie de l’échec. La particularité cette année, c’est que l’année a été stable mais les résultats sont plus que catastrophiques», a-t-il d’abord posé samedi à l’occasion du dernier Bureau exécutif national de l’organisation syndicale avant l’Assemblée générale de septembre. Ce sentiment dégagé, le syndicaliste de s’attaquer à la restriction qui a été faite sur le nombre de correcteurs pour le Baccalauréat.  «Il y a un paradoxe qui a caractérisé cette année. On a vu les effectifs des candidats augmenter comme c’est le cas chaque année mais particulièrement pour les correcteurs, on a drastiquement diminué le nombre», a-t-il déploré.  «Comment pouvezvous prendre un professeur de français, d’histoire et géographie ou de philosophie, lui remettre 500 copies et lui demander de rendre les notes après quatre jours. S’il y a une correction de cette nature-là, l’enfant ne sera que victime», s’est-il ainsi plaint, en attendant des réponses concrètes des autorités à ce sujet. «Il faudrait que l’Office du bac et le gouvernement du Sénégal de façon globale nous disent qu’est-ce qui a justifié la diminution du nombre de correcteurs cette année», a alors exigé M. Sène. Des impairs du genre ont été constatés selon lui lors du Bfem. «Comment voulezvous qu’on se débrouille avec des correcteurs au niveau du Bfem pour lesquels le gouvernement fait tout pour qu’il n’y ait pas de déplacements. Ça veut dire qu’on est en train de communaliser le brevet de fin d’études. Aujourd’hui, c’est comme si on veut réinventer tout dans le souci uniquement de faire des économies. Cela est inacceptable et cela ne crédibilise pas nos examens et concours», a-t-il déploré.  «Le moment est venu pour le gouvernement du Sénégal, en rapport avec tous les partenaires de l’école, d’aller vers une appréciation globale du processus de tous les examens et concours dans notre pays», pense ainsi le syndicaliste.  Le Saems a profité de la rencontre pour appeler à la reprise incessante du monitoring des accords plombés depuis la suppression de la Primature qui avait en charge le dossier. «Nous attendons très vivement le gouvernement sur la convocation de ce processus de matérialisation des accords à travers la tenue du monitoring», a exhorté Saourou Sène.

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