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58% des enquêtés sur la mise en œuvre des orientations stratégiques dans le secteur de l’éducation ne sont pas satisfaits. La Cosydep qui a mené l’enquête renseigne que des avancées ont certes été notées mais des efforts doivent encore être faits.

L’étude réalisée par la Cosydep sur la gouvernance du secteur de l’éducation montre qu’il y a encore des efforts à faire dans la mise en œuvre des orientations stratégiques en matière de pilotage du système. Hier, lors du partage de cette étude réalisée au niveau national, il a été noté que « 58% des enquêtés ne sont pas satisfaits du degré de mise en œuvre de ces dimensions-clés du système». Moussa Mbaye, le consultant, qui a réalisé ce travail, renseigne qu’il a été noté «42% de taux de satisfaction». Sur la question d’une gestion transparente efficace et efficiente, il informe que «des indices d’insatisfaction concernant d’une part une politique d’efficacité de la formation et d’autre part des compétences et des responsabilités décentralisées» ont été relevés. S’agissant du triptyque qualité-inclusion-équité, 68% des personnes interrogées estiment «que des changements notables ont été observés ces 5 dernières années contre 21%» ayant observé un statuquo ou une régression. Sur la question de l’obligation de résultats et de la reddition des comptes, le consultant informe que «certains pensent qu’il y a des changements effectifs» alors que «10% pensent qu’il n’y a aucun changement qui est noté». Analysant ces chiffres, Moussa Mbaye, par ailleurs ancien Pca de la Cosydep, souligne que des avancées ont été notées mais des efforts doivent encore être faits notamment en ce qui concerne la reddition des comptes et l’affectation des ressources aux collectivités pour que la territorialisation soit une réalité. C’est aussi l’avis de la présidente du Conseil d’administration de la Cosydep. Tout en soutenant qu’on peut avoir de l’espoir par rapport à ce processus d’appropriation, Hélène Rama Niang estime qu’il faut «une gestion beaucoup plus transparente et efficace pour une politique d’éducation et de formation». Dans la même veine, elle soutient qu’il faut «donner corps à la territorialité». Selon Mme Niang, l’éducation et la formation sont des compétences qui relèvent des collectivités,  «s’il n’y a pas d’inclusion pour appuyer cette décentralisation avec des ressources cela pose problème». La Pca de la Cosydep appelle ainsi à «mener des réflexions approfondies dans ce sens». Le Secrétaire général du ministère de l’Emploi, de la formation professionnelle et de l’artisanat a salué la réalisation de cette étude. Selon lui, elle a permis de constater les actions positives, les défis à relever et les limites de la mise en œuvre. Pour le Secrétaire général dudit ministère qui assure la présidence du Groupe national des partenaires de l’éducation et de la formation (Gnpef), les recommandations dictées par cette étude ne seront pas seulement pour la Société civile mais tous les acteurs. «C’est un instrument qui doit amener les autorités à prendre des mesures d’ajustement», a-t-il déclaré.
La restitution de cette étude s’est déroulée dans le cadre du Forum politique de haut niveau sur le Groupe national des partenaires de l’éducation et de la formation (Gnpef) organisé par la Cosydep. Cette rencontre entre dans le cadre du programme de renforcement du dispositif de représentation des organisations de la Société civile dans le Gnpef.

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