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Ce virus du corona nous a envahis, nous le Sénégal. Ce fut en fait une déclaration de guerre. Une guerre que nous avons et continuons de mener avec comme chef, le président de la République.
La définition de la stratégie lui incombait et il la déclina. Ce fut : Etat d’urgence assorti d’un couvre-feu, fermeture des écoles, prise en charge des malades du corona, test des suspects, contrôle des ouvertures et fermetures des marchés, restrictions dans les déplacements entre régions et entre départements et, plus tard, obligation du port des masques dans les lieux publics. Tout cela a été accompagné d’une campagne de communication sur les gestes barrières à adopter et l’évolution de la maladie.
Les Sénégalais ont adhéré à cette stratégie et joué leur partition. La situation a connu des évolutions. Malgré les mesures et l’exécution de la stratégie, le virus a continué son invasion avec son lot macabre de pertes en vies humaines. Ces mesures ont frappé le Sénégalais dans sa vie socio-économique, sa vie religieuse. Conséquemment, l’adhésion totale derrière la stratégie arrêtée n’est plus réelle. Des manifestations sont notées dans plusieurs secteurs. Des maisons religieuses ont remis en cause la décision de fermeture des mosquées. Le soldat Macky dut alors faire marche arrière et autoriser l’ouverture des mosquées et par la même occasion décida de la réouverture des écoles (au moins pour les classes d’examen) pour le 2 juin 2039. Aujourd’hui, les transporteurs demandent bruyamment la libération des routes, les marchés sont de nouveau envahis sans pour autant respecter les mesures barrières, surtout le port du masque, des populations sortent pour demander de l’eau. Pendant ce temps, le gouvernement dirigé par le soldat Macky s’obstine à rouvrir les écoles, malgré les inquiétudes des parties prenantes. Encore une fois, le soldat Macky doit faire marche arrière et suspendre la décision sur le 2 juin.
Allons-nous rester là à nous délecter de la situation afin de pouvoir lancer nos piques et critiques ? Devons-nous laisser le soldat Macky aller droit au mur, aller vers l’échec ?
Nous ne pouvons pas. Nous ne devons pas, parce que nous sommes tous dans cette barque du «Sunu gaal». Nous y sommes en croisade contre ce «con» de virus. Dans cette barque, il y aura ceux qui vont pagayer, il y aura ceux qui scrutent l’horizon pour identifier les récifs et autres dangers, il y aura ceux qui se mettront à écouter ou sentir tout remous pour alerter, rendre compte au capitaine-soldat Macky. Il nous faut réussir, l’échec du capitaine-soldat ne doit pas être une option.
Le capitaine-soldat ne peut pas y arriver seul. Il se doit d’écouter les scrutateurs de l’horizon, les écouteurs des remous. Ils ne critiquent pas, ils informent vrai et à temps. Ils peuvent mal le faire, mais ce qu’ils disent est crucial. Ils aident à éviter les écueils, à donner plus d’énergie aux pagayeurs.
Nous devons tous nous y mettre pour réussir. Continuons à scruter, à alerter, à pagayer ! Agissons ensemble tout en étant égoïste parce que ce qui compte, c’est sauver nos propres vies et après on sauvera «Sunu gaal» ! Nous y arriverons en sauvant le soldat Macky.
Sidy Moctar CISSE
doxadeem@gmail.com

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