PARTAGER
Cheikh Oumar Hanne, Directeur Coud.

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, Cheikh Oumar Hann, a salué dimanche les efforts considérables fournis par le gouvernement pour permettre l’accès gratuit au traitement du Vih au plus grand nombre. «Il reste urgent de nous assurer que personne ne sera laissé au bord du chemin et que les populations les plus vulnérables seront protégées contre la chaîne de transmission du Vih pour mettre fin à l’épidémie du Sida», a-t-il déclaré à l’Aps, à l’ouverture de la 10ème Conférence internationale francophone de lutte contre le Vih et les hépatites.
Cette rencontre, organisée sous l’égide de l’Alliance francophone des acteurs de santé contre le Vih (Afravih) sur le thème Vih, hépatites et santé sexuelle, Covid-19, se tient en ligne jusqu’à mercredi. Selon Cheikh Oumar Hann, c’est en soutenant la recherche et l’innovation qu’il serait possible de «vaincre les virus du Vih, de l’hépatite et du coronavirus». «Aujourd’hui, le Sénégal, fidèle à ses valeurs, s’implique avec énergie dans la lutte contre le Covid-19», a-t-il souligné. Le ministre dit «mesurer à sa juste valeur» les efforts fournis par les associations communautaires et l’importance de leur apport dans la politique de riposte contre les pandémies. Selon lui, «notre approche doit être globale et multisectorielle». Parlant du Covid-19, la sous-directrice générale chargée du Groupe relations extérieures à l’Oms, Michèle Boccoz, a pour sa part relevé que même les pays dotés d’un système de santé performant et d’une économie solide ont été débordés. «Ces pays n’ont pas été en mesure d’assurer le maintien des services de santé essentiels», a-t-elle notamment dit, précisant que «cette pandémie a eu des répercussions considérables sur les systèmes de santé, les économies, les sociétés et les personnes». A l’en croire, la pandémie de Covid-19 a également des effets désastreux dans la lutte contre le Vih, les hépatites et les maladies sexuellement transmissibles. «Quelque 73 pays dans le monde ont signalé qu’ils risquaient de connaître des ruptures de stocks d’antirétroviraux en raison du Covid-19. Vingt-quatre pays ont indiqué que leur stock d’antirétroviraux étaient extrêmement faibles ou que l’approvisionnement pour ces médicaments vitaux était perturbé», a-t-elle confié. Pour Mme Boccoz, le constat est «alarmant» et il n’est pas question de laisser la pandémie de Covid-19 réduire à néant les avancées obtenues dans la réponse mondiale contre le Vih. «Nous ne pouvons pas laisser des personnes mourir simplement parce qu’elles n’ont plus de moyens d’accéder aux soins qui les maintiendraient en vie», a soutenu la fonctionnaire de l’Oms. Michèle Boccoz a indiqué que depuis le début de la crise, l’Oms n’a cessé de rappeler l’importance de l’unité nationale, de la coopération internationale, du multilatéralisme et surtout de la solidarité. «Cela signifie qu’il faille veiller à ce que chacun puisse disposer de soins accessibles, abordables et de qualité, parce que les besoins se font sentir au moment où ils se font sentir», a-t-elle dit.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here