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Saourou Sène, Sg du Saemss

Ce mercredi, les enseignants, qui sont appelés aux urnes pour choisir les syndicats, qui devront désormais les représenter face au gouvernement, sauront leur véritable poids. Pour être considérés comme des syndicats crédibles pouvant négocier avec les autorités, ceux qui participent à ce scrutin devront avoir au moins 10% des suffrages exprimés.  Un défi à relever !

Jour de vérité pour les différents syndicats. Estimés à 95 000, les enseignants devront choisir parmi les 32 syndicats en lice, lequel est plus représentatif. L’enjeu de ce scrutin prévu ce mercredi, c’est qu’il permettra au gouvernement de pouvoir enfin connaitre ses véritables interlocuteurs et de réguler en même temps la vie des syndicats. Lorsque la décision de tenir ce scrutin a été prise, le ministre du Travail, du dialogue social, des organisations professionnelles et des relations avec les institutions avait soutenu «qu’on ne pouvait pas négocier avec une cinquantaine de syndicats dans le secteur». Ces élections de représentativité se chargeront de désigner les syndicats du secteur de l’éducation «qui vont accompagner le gouvernement dans les plateformes de discussions et de négociations». Il faut savoir que pour être considéré comme un syndicat représentatif, il faudra atteindre le seuil de 10%  des suffrages exprimés. Les syndicats, qui n’atteindront pas ce seuil, ne seront plus considérés comme des interlocuteurs par le gouvernement. Par conséquent, ils ne participeront plus aux négociations et leurs revendications ne seront pas prises en compte. L’enjeu pour les syndicats est donc très important. Officiel­lement aucun syndicat ne sera dissous, mais à quoi va servir une organisation syndicale dont le poids ne lui permet pas d’être écoutée par les autorités ? Concernant le seuil de 10% fixé, Mansour Sy estime que «c’est une norme minimale». Le ministre du Travail avait même fait savoir que «dans beaucoup de pays, comme le Bénin, le Burkina Faso et d’autres encore, ce pourcentage est déjà dépassé». Toutefois, il avait souligné que c’est une norme minimale qui va «permettre d’avoir des représentants forts». A ce propos, il rappelait que «l’objectif ultime poursuivi à travers ce processus, est d’aboutir à une rationalisation du dialogue social dans le secteur en disposant d’interlocuteurs suffisamment représentatifs, forts et indépendants pour le plus grand bien de l’Ecole et de ses acteurs».
Il faut noter que trois collèges vont être prévus pour l’organisation de ces élections des syndicats d’enseignants. Le premier collège «va regrouper les syndicats d’enseignants du préscolaire et de l’élémentaire, le second l’enseignement secondaire général et la formation professionnelle et  le troisième pour les corps de contrôle».

dkane@lequotidien.sn

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