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Le Sénégal prépare activement la deuxième phase du Plan Sénégal émergent (Pse). Pour ce prochain Plan d’action prioritaire (Pap), l’Etat veut d’abord compter sur ses propres ressources. C’est ce qu’a indiqué hier le Directeur général de la planification et des politiques économiques, M. Pierre Ndiaye, qui rencontrait les Partenaires techniques et financiers du G50.

Après une première phase au cours de laquelle des résultats jugés encourageants ont été obtenus, le Sénégal prépare activement la deuxième phase du Plan Sénégal émergent (Pse II). Pour cette nouvelle phase quinquennale prévue sur la période 2019-2023, le Sénégal veut d’abord compter sur ses propres ressources. C’est ce qu’a indiqué hier le Directeur général de la planification et des politiques économiques (Dgppe) du ministère de l’Economie, des finances et du plan. Selon M. Pierre Ndiaye qui rencontrait hier les Partenaires techniques et financiers (Ptf) du G50, même s’il est encore prématuré de parler d’argent dans cette phase d’évaluation et de formulation, c’est le cadrage macroéconomique qui donnera l’enveloppe globale du Plan d’action prioritaire du Pse II. «Sur la base de cette enveloppe, des acquis et des ressources proprement internes, on pourra savoir ce que nous attendons des partenaires», a-t-il indiqué.
Il faut dire que le Sénégal s’est engagé depuis quelques années dans une dynamique d’élargissement de son assiette fiscale, dont la finalité est d’augmenter les ressources internes. «Depuis 2014, nous poursuivons un ensemble de reformes au plan de la politique fiscale. En 2013, un nouveau code général des impôts a été adopté et il y a tout un ensemble de réformes qui visent à améliorer l’administration fiscale et douanière pour une mobilisation soutenue des ressources. Des progrès très importants ont été faits en matière de mobilisation, mais il faut en faire davantage. Les besoins sont énormes et nous voulons d’abord compter sur nos propres forces pour financer notre investissement», souligne M. Ndiaye.
La première phase a permis des avancées notables mais de gros défis se posent encore. «Le Sénégal devra relever pour les années à venir, des défis majeurs tels que le renforcement de la complémentarité entre l’investissement public et l’investissement privé, l’amélioration du climat des affaires, la prise en compte de la dimension genre dans les politiques publiques, le renforcement du capital humain, l’amélioration de l’accès à l’énergie notamment en milieu rural, la création d’emplois décents pour les jeunes et les femmes et la lutte contre la pauvreté», a souligné Pierre Ndiaye. Il a précisé que l’identification des contraintes majeures au développement, qui inhibent les transformations structurelles, va guider les choix stratégiques à adopter pour se maintenir sur la trajectoire de l’émergence. «Cette mutation exige un capital humain et des infrastructures de qualité mais aussi l’amélioration de la compétitivité des facteurs de production, la promotion de l’équité et de l’égalité de genre, la recherche d’innovations et la bonne gouvernance», va-t-il ajouter.
Depuis le mois de décembre dernier, la Dgppe a initié une série de rencontres avec les acteurs pour discuter du rapport diagnostic de la première phase du Pse. «Nous avions lancé ces travaux en décembre dernier. Un atelier avait été organisé avec l’ensemble des acteurs organisés en commissions techniques autour du diagnostic de l’évaluation de la phase I du Pse. Cet atelier avait été suivi d’un autre au mois de mai qui traitait de la formulation de la stratégie. Et l’ensemble de ces travaux ont permis de faire la synthèse dans un rapport et c’est sur ce rapport qu’on est en train d’échanger avec les différents acteurs. La semaine dernière, nous avions rencontré déjà les différents acteurs, la Société civile, les élus et les universitaires», explique M. Ndiaye. Pour cette deuxième phase du Pse, les autorités veulent encore une démarche consensuelle et participative.
mamewoury@lequotidien.sn

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