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Abdoulaye Diop

Les autorités du ministère de la Culture ont montré depuis plusieurs années, leur incapacité à définir une stratégie de développement pour le secteur culturel. C’est la conviction de Samba Mballo, qui s’exprimait dans le cadre d’une rencontre de réflexion sur le plan d’action culturel de la Convergence du Sud à Keur Kaddu de Hann pêcheur. «La Convergence culturelle du Sud est une synergie des acteurs culturels de la Casamance qui  vise à créer une plateforme de réflexion et d’action pour la relance des activités culturelles en Casamance avec un plan d’action 2020 articulé autour du Sfap ( Structuration, formation, action, promotion)», explique M. Mballo. Coordinateur de cette association, Samba Mballo souligne que cette rencontre a servi à «faire un diagnostic réel des structures et installation culturelles dans toutes la Casamance afin de redéfinir les axes d’intervention et l’impact dans les communautés». Ainsi l’ambition de ses initiateurs est de mettre en place un programme de formation sur 6 mois pour capaciter les acteurs dans les différents métiers des arts et cultures avec un accent sur le management culturel et artistique. «Nous voulons créer et relancer des activités avec une passerelle entre les trois régions pour permettre aux populations de bénéficier d’une animation culturelle permanente, de faire la promotion du patrimoine culturel et des œuvres artistiques dans la sous-région et à l’international», explique-t-il. La convergence est composée d’acteurs de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor qui s’activent essentiellement dans les arts vivants et les cultures urbaines, théâtre, danse, conte, slam et musique.
Evoquant l’enveloppe financière de 3 milliards dégagée par l’Etat pour aider le secteur de la culture en cette période de pandémie du Covid 19, M. Mballo affiche son pessimisme. Cette enveloppe devait ramener la sérénité chez les acteurs culturels fortement impactés par le Covid 19. Mais cette forte somme d’argent a plutôt contribué à davantage rajouter à  l’inquiétude, souligne-t-il.  Après les danseurs qui ont rejeté les 50 millions de nos francs puisque chacun d’eux n’aurait eu droit qu’à 10 mille francs, c’est au tour des acteurs du théâtre de monter au créneau pour étaler leurs inquiétudes par rapport à cette aide.  Ces derniers dénoncent une lenteur dans la mise à disposition de la part qui leur revient de droit.
«Pour la question des 3 milliards, je me prononce en tant que vice-président du Comité national de relance du théâtre sénégalais. A ce jour nous n’avons pas bénéficié de ce fonds car le ministère nous a juste communiqué les montants alloués à chaque sous-secteur, et le théâtre bénéficie de 182 millions qui ne sont pas disponibles du fait de la division des acteurs qui sont regroupés en trois pôles», explique M. Mballo. «Je suis assez pessimiste quant à la réussite de cette opération car l’implication des acteurs est assez limitée dans le processus», dit-il.

2 Commentaires

  1. Super article merci beaucoup au quotidien pour la mise en avant des initiatives hors de la capitale.
    Merci a mbodj pour son professionnalisme

  2. C’est seulement ce troisième pôle qui n existe pas et que le ministère ne prend pas ses responsabilités. C’est quoi les non alignés ? Depuis quand ce terme existe dans la mouvance théâtrale ? C’est juste des dealers, des gens qui veulent se faire de l argent sur le dos des comédiens.

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