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Mansour Faye dresse un bilan positif des réalisations dans le secteur de l’hydraulique et de l’assainissement. Entre 2015- 2016, le sous-secteur de l’hydraulique a mobilisé 427 milliards de francs Cfa, celui de l’assainissement est à 508 milliards. Des investissements pour améliorer l’accès à l’eau potable et des systèmes d’assainissement adéquats. Toutefois il faut préciser que ces investissements sont actuellement à l’état de projet

Le ministre de l’Hydraulique et de l’assainissement a présenté un bilan «positif» du sous-secteur de l’hydraulique. Face aux journalistes, Mansour Faye évoque de «gros efforts» déployés par le gouvernement pour dit-il, «améliorer de manière durable l’accès à l’eau potable». En témoignent relève-t-il, les 427 milliards de francs Cfa mobilisés entre 2015 et 2016 pour le sous-secteur de l’hydraulique urbaine. Cette importante manne financière va permettre de réaliser des projets structurants comme la 3ème usine de traitement d’eau potable et ses renforcements en aval (Kms3) à Keur Momar Sarr avec une capacité de 200 m3/j. S’y ajoute l’usine de dessalement d’eau de mer à Ouakam financée à hauteur de 137 milliards de francs Cfa avec une capacité de 50 mille m3/j extensible à 100 mille m3 par jour. Mansour Faye annonce le début des travaux en décembre 2018.
Ces deux usines seront une alternative sécurisante pour le système d’adduction d’eau potable. Une façon, souligne le ministre, d’éviter à la population dakaroise qui à elle seule consomme 70% de la production du périmètre affermé, des pénuries d’eau comme celle qu’elle a connue avec la panne de l’usine de Keur Momar Sarr. Ces deux ouvrages sont à l’état de projet et n’ont pas pour le moment un impact sur le réseau de distribution d’eau à Dakar. Ceux qui attendent une amélioration de la qualité de l’eau en banlieue et dans le bassin arachidier, devront également prendre leur mal en patience. Les travaux des usines de défluoration à Fatick et de déferrisation à Koungheul et au point K à Sébikotane n’ont pas encore démarré. Mansour Faye précise que les marchés ont été attribués et le début des travaux est prévu au courant de cette année.

Début des travaux de l’usine de dessalement de l’eau de mer en 2018
En attendant la mise en service de ces projets structurants, pour faire face à la courbe ascendante de la demande en eau à Dakar, un programme d’urgence d’un coût de 7,5 milliards de francs Cfa a été élaboré et réalisé. Ce programme a permis la mobilisation de 70 mille m3/Jour. «Ce qui a sensiblement amélioré  l’alimentation en eau potable des quartiers traditionnellement déficitaires (Nord- Foire, Camp Leclerc, Cité Cpi)», indique Mansour Faye. Le problème n’est pas certes résolu dans ces quartiers, mais les populations de ces zones semblent constater une présence assez régulière de l’eau à défaut de l’avoir 24h/24. Mansour Faye promet d’apporter des solutions aux insuffisances à travers le second programme qui est en cours. «Celui-ci permettra de mettre sur le réseau 7 mille m3/j dans les zones déficitaires comme Toubab Dialao, Ouest-Foire», indique le ministre.
Au chapitre de l’hydraulique rurale, entre 2012 et 2016, le pays  à travers différents projets incluant les deux phases du Programme d’urgence communautaire (Pudc) a réalisé au moins 400 systèmes d’adduction d’eau. D’ici 2012, le département de l’hydraulique projette de réaliser au moins 800 systèmes d’adduction d’eau en milieu rural, selon les techniciens.  Le défi souligne M. Faye, c’est d’atteindre l’universalité et les objectifs de développement durable.

La capacité de traitement de la step de Camberène portée à 92 mille m3/j
Mansour Faye a aussi, évoqué l’assainissement urbain qui constitue encore un problème. Ce sous-secteur laissé en rade bénéficie de 508 milliards de francs pour des projets couvrant 2012 à 2022. Le ministre annonce le projet de dépollution au nord de Dakar. Il va permettre la réhabilitation des stations d’épuration (Step) de Cambérène pour porter la capacité de traitement à 92 mille m3/j à la place de la capacité actuelle de 19 mille m3/j. Ces eaux traitées seront rejetées à 1,8 km dans la mer. Les step de la Corniche ouest et de Mbao également, seront réhabilitées avec respectivement, 60 mille m3/j et 25 mille m3/j d’eaux usées traitées par jour. A cela, le ministre de l’Hydraulique et de l’assainissement y ajoute le programme d’assainissement des 10 villes de l’intérieur du pays. En milieu rural, sur la période 2017-2021, il est prévu de mettre en œuvre de grands projets. Au moins 120 mille systèmes d’assainissement individuel au niveau des ménages.
ndieng@lequotidien.sn

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