PARTAGER

Dakar était sous haute surveillance ce dimanche. Est-ce à cause de l’appel de Me Wade ? En tout cas, les flics et les gendarmes étaient visibles au niveau des différents centres de vote.

Toutes les dispositions ont été prises hier, pour permettre aux Sénégalais de s’acquitter de leur devoir civique. Dans la presque totalité des centres de vote, l’Etat y a déployé un impressionnant dispositif sécuritaire. Raison pour laquelle, pour y entrer, il fallait montrer patte blanche. A l’entrée comme à l’intérieur des centres de vote, un nombre suffisant de forces de l’ordre y veillaient au grain, afin de faire face à toutes les éventualités. A preuve au centre de vote de l’école des Hlm Grand Médine, au moment du démarrage du vote, le dispositif n’était pas aussi conséquent. Mais vers 12 heures, au moment de l’arrivée du ministre de l’Economie, des finances et du plan, Amadou Ba, membre de la coalition Benno bokk yaakaar, le nombre d’agents préposés à la sécurité a été fortement renforcé. Ces derniers exigeaient à ce que ne soient dans les bureaux de vote que ceux qui viennent voter, les officiels, la presse, les observateurs. Une ceinture de sécurité a été dressée à la devanture de l’école pour filtrer les entrées.
Pour rappel, l’Etat avait promis de prendre toutes les dispositions requises pour le bon déroulement des opérations électorales, ce 24 février 2019. Cela, suite à l’appel du Secrétaire général du Parti démocratique sénégalais (Pds). Abdoulaye Wade avait lancé un appel à ses militants pour empêcher la tenue du scrutin. Le Pape du Sopi avait «demandé aux jeunes de prendre les procès-verbaux, de les mettre sur la place publique et d’y verser de l’essence pour les brûler». Avant de renoncer à ses appels au sabotage suite à la demande pressante de chefs religieux et chefs d’Etat voisins, notamment Alpha Condé.
Malgré tout, le gouvernement n’a pas lésiné sur les moyens.
dialigue@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here