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Pierre Buyoya de l’Ua et Florence Parly, ministre fraçaise de la Défense.

Le 5e Forum sur la paix et la sécurité a été l’occasion pour les pays africains et leurs partenaires de manifester leur volonté de retrouver la paix et la sécurité dans le continent. Ils ont aussi sollicité l’implication de la société civile.

L’Afrique veut gagner le pari de la paix et de la stabilité. C’est tout le sens du Forum international sur la paix et la sécurité qui se tient présentement à Dakar. Ce 5e forum a pour objectif de réfléchir sur des questions de paix et de sécurité en Afrique en relation avec le développement. Selon le chef de l’Etat Macky Sall, «la question de paix et de sécurité en Afrique reste au cœur de nos préoccupations communes». A l’en croire, «les menaces directes et indirectes transcendent les frontières». Ce qui fait, poursuit-il, que «nous sommes tous exposés et plus personne n’est individuellement à l’abri».
Macky Sall estime ainsi que «chaque pays est une cible potentielle». Et face à ces menaces, «la coopération entre Etats ne se pose plus comme un devoir de solidarité, mais un impératif d’intérêts communs dont la prise en charge conditionne tout ce qui reste, y compris les tâches de développement économique et social», conseille-t-il. Avant d’indiquer que «la paix, la sécurité et la stabilité sont les préalables du développement qui fortifie la base de la paix, de la sécurité et de la stabilité». C’est pourquoi, explique-t-il, à travers le thème «Sécurité et paix», ils veulent mettre en évidence cet aspect, car malgré les progrès réalisés dans la participation et la stabilité du continent, les défis restent encore importants. «Il s’agit du terrorisme ou d’autres formes de criminalité transfrontalière, notamment le trafic d’armes, d’êtres humains, l’émigration clandestine», énumère-t-il. Ces facteurs, ajoutés au changement climatique, rendent encore «plus vulnérables les stratégies de développement économique et social».
Face au défi sécuritaire, le chef de l’Etat dira que leur «premier devoir est de faire en sorte que les Etats restent forts et résilients dans leur capacité de dissuasion, de prévention et surtout de réaction» parce que «quand l’Etat est affaibli, il perd sa fonction protectrice, la confiance de ses populations et de ses partenaire», fait-il remarquer en montrant que ce qui fragilise l’Etat et ses institutions ne fait qu’accroître «les risques de rupture de la paix, freiner le processus de développement et mettre en péril la justice et les droits humains fondamen­taux».
Selon lui, «les forces du mal qui attentent à la vie prospèrent là où l’Etat est fragilisé». Estimant que la vie est le premier droit fondamental de l’Homme, il ajoute qu’il faut «vivre pour aspirer à la liberté, à la démocratie et au développement». Macky Sall trouve ainsi que l’Afrique doit se donner les moyens d’assurer pleinement ses missions régaliennes, à savoir la paix, la sécurité et la stabilité face aux menaces. «Nos Etats sont tenus de s’équiper et se doter des forces de défense et de sécurité suffisamment formées», conseille-t-il en outre.
Il a souhaité l‘implication de la société civile pour la paix et la sécurité en Afrique. Seulement, il trouve qu’elle ne peut pas prétendre la place de l’Etat. «C’est dans le prolongement de l’action de l’Etat que la société civile doit jouer son action», souligne-t-il.
Pour sa part, Pierre Buyoya estime qu’en dehors de l’implication de la société civile, il faut aussi celle des chefs religieux, des communicateurs, des chercheurs et des femmes dans les débats. Mais de l’avis de Marie Florence Parly, après le rôle de la société civile, les Etats doivent créer des conditions de paix, à savoir la bonne gouvernance, permettre à chacun de se sentir partisan. Selon la ministre française de la Défense, le terrorisme se nourrit de la misère des gens et il nous revient de nous battre

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