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Prévu dans un premier temps au stade Senghor, le choc-revanche Modou Lô-Balla Gaye devrait se tenir dans la nouvelle Arène nationale, si on suit les propos du ministère des Sports. Une décision qui devrait être accompagnée de mesures sécuritaires très pointues pour une infrastructure ne devant accueillir que 22 mille spectateurs.

Le combat Balla Gaye-Gris Bordeaux s’était tenu au stade Senghor sous les yeux de 55 mille spectateurs. Un vrai record pour une affiche qui avait vu le fils de Double Less s’imposer (par avertissements) devant le 3e Tigre de Fass.
Le 1er janvier 2019, les amateurs auront droit à une autre affiche, beaucoup plus populaire de celle ayant opposé Balla à Gris. Prévu dans un premier temps au stade Senghor, le choc-revanche Modou Lô-Balla Gaye devrait se tenir dans la nouvelle Arène nationale. Le ministre des Sports ayant clairement annoncé samedi que le combat Eumeu-Bombardier sera le dernier au stade Senghor. Une manière de baliser pour les promoteurs le chemin qui mène à l’Arène nationale.
De quoi faire bondir de leur siège les responsables des Forces de l’ordre qui auront vraiment de la matière ce jour-là. Pour une raison bien simple et liée à la capacité de l’infrastructure sportive qui ne peut accueillir que 22 mille spectateurs, loin des 60 mille du stade Léopold Senghor.
Evidemment, Matar Ba n’a pas le choix, car le «temple» du football sénégalais, dans un état de délabrement avancé, devant être réhabilité presque totalement. Du coup, une telle décision devrait être accompagnée de mesures sécuritaires très pointues pour une arène qui ne présente pas assez de garantie sécuritaire pour accueillir deux des lutteurs les plus populaires du Sénégal. D’ailleurs, dans Le Quotidien de mercredi dernier, Pape Dia, manager de Bombardier, avait sonné l’alerte par rapport surtout à la proximité entre les tribunes et l’enceinte. «La sécurité des lutteurs n’est suffisamment pas prise en compte en construisant l’arène», déplore-t-il. Avant de poursuivre : «Les lutteurs sont à portée de main des supporters. L’enceinte est trop proche des tribunes. Je pense qu’il y a encore à parfaire l’infrastructure qui est loin de remplir les conditions sécuritaires», avait déploré le frère de l’ex-Roi des arènes. Avant de proposer : «Il faudrait une grille de protection pour garantir l’intégrité physique des lutteurs. Pour moi, l’Arène nationale est loin d’être prête.»
A noter que le président de la République souhaite que l’arène soit inaugurée «avant le mois d’octobre». D’ici le 1er janvier 2019, date calée pour le choc Balla-Modou, les organisateurs et les Forces de l’ordre ont assez de temps pour peaufiner la meilleure stratégie sécuritaire possible.

hdiandy@lequotidien.sn

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