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«Impliquer les femmes et les jeunes dans la prévention du recrutement par les réseaux sociaux extrémistes.» C’est le sens de l’atelier de 2 jours organisé par l’Ong Partners West Africa Sénégal. Selon les responsables  de cette organisation, c’est le chômage et les inégalités qui peuvent amener les jeunes à la radicalisation. Ce  qu’ils veulent éviter en sensibilisant ces couches vulnérables.

Le phénomène du terrorisme et de l’extrémisme violent peuvent être un terreau de recrutement sur les réseaux sociaux. Pour parer à toute éventualité, l’Ong Partners West  Africa Sénégal essaye de procéder à la sensibilisation en «impliquant les femmes et les enfants dans la prévention du recrutement par les réseaux sociaux extrémistes». L’objectif visé par l’Ong Partners West Africa Sénégal est de réduire «les risques d’enrôlement  des jeunes par des groupes terroristes». C’est dans ce sens qu’elle a ciblé les régions de Dakar (Parcelles Assainies, Grand-Yoff, Pikine, Thiaroye), Kaolack, Kolda, Sédhiou, Tam­bacounda et Kédougou afin de pousser ces populations à développer «une nouvelle approche de leur propre sécurité par la voie du dialogue, de la collaboration et de la sensibilisation continue selon le rythme  de leur réalité». Elle vise aussi à faire participer les jeunes dans lutte contre le recrutement par des réseaux extrémistes. «Il faut impliquer les femmes et les jeunes dans la prévention du recrutement par les réseaux sociaux du terrorisme», indique Dr Aïdara Ndiaye Adjiaratou Wakha, directrice de Partners West Afrika Sénégal. Selon elle, à cause du chômage, ils sont devenus des couches vulnérables exposées au phénomène de radicalisation et de l’émigration clandestine. Et le taux élevé de ce chômage et l’accès facile à internet les exposent aux risques de recrutement et de radicalisation. D’ailleurs, selon un reportage de Rfi, «entre  10 et 30 jeunes sénégalais combattent  dans les rangs du Groupe Etat islamique en Lybie» et «qu’une douzaine de terroristes ont été arrêtés dans le pays et que 29 Sénégalais sont poursuivis pour complot avec des groupes terroristes».  Ce qui amène Théodore Wokwella,  le directeur du Cabinet du maire des Parcelles Assainies, Moussa Sy, à dire que «c’est un fléau qui inquiète», car «le djihadiste ou le terroriste c’est le voisin». «Il est juste à côté de nous. Et le meilleur terroriste, c’est celui qui vit les inégalités. Car,  il peut tomber très vite dans l’extrémisme parce qu’il se dit rejeté par sa société en allant vers ceux qui peuvent lui permettre d’exister», avertit-il.
justin@lequotidien.sn

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