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Face à la recrudescence des accidents de la circulation,l’Organisation pour la sécurité routière en Afrique de l’Ouest (Osrao) prône le renforcement des mesures sécuritaires pour faire baisser le taux de mortalité.

Par Demba DIENG

L’Organisation pour la sécurité routière en Afrique de l’Ouest (Osrao) veut moins de morts sur les routes. Raison pour laquelle, elle cogite à Dakar depuis 72 heures. La principale motivation de cette rencontre sous régionale est la lutte contre les accidents de la route. Les différentes délégations ont tenu à apporter les expériences de leurs pays. Cette organisation considère ce phénomène comme un fléau majeur partout à travers le monde et particulièrement en Afrique. Fort de ce constat, le président de l’Osrao s’émeut du caractère effarant des chiffres livrés par le dernier rapport de l’Organi­sation mondiale de la santé (Oms). «Les accidents de la circulation provoquent chaque année plus d’1 million 250 000 décès et 50 millions de traumatisme non mortel. L’Afrique a le taux de mortalité par accident le plus élevé : 26, 6 personnes tuées sur 100 mille habitants», révèle-t-il.
Face à cette situation, il demande aux pays membres de redoubler d’efforts et de vigilance pour que la tendance soit inversée. Quant à Ibrahima Lo, directeur de Cabinet du ministre des Infrastructures des trans­ports terrestres, et du désenclavement, il estime que les accidents de la route causent beaucoup de dommages dans le continent africain. «Les accidents de la circulation sont le premier facteur de mortalité chez les jeunes âgés entre 15 et 24 ans. Ils sont également la seconde cause de la mortalité chez les personnes âgées entre 25 et 39 ans.» Sur le plan national, il révèle qu’au cours de ces trois dernières années, 4554 accidents ont été enregistrés. Pour le compte de l’année 2017, 638 personnes ont été emportées par des accidents de la circulation. D’après lui, la mauvaise qualité des infrastructures routières, un état dégradant du parc automobile, le comportement irresponsable et l’indiscipline des conducteurs et des usagers peuvent parfois être les principaux facteurs qui favorisent ces catastrophes. Le représentant du ministre Abdoulaye Daouda Diallo souligne que la 8ème Assemblée générale de l’Osrao coïncide avec la mise en œuvre de plusieurs projets au sein de son département ministériel. «Avec le programme national de sécurité routière lancé en 2011, nous nous sommes fixés comme objectif de réduire de 35% les accidents et leur gravité d’ici 2020 », dit-il, tout en rappelant que cette prévision doit être accompagnée par des points cruciaux tels que  la gestion et le financement de la sécurité routière, la prise en charge de la dimension sécurité routière lors de la conception des infrastructures routières , la poursuite et le renforcement de l’information, l’éducation, la communication et la sensibilisation des usagers, la généralisation du contrôle technique sur toute l’étendue du territoire national et le renforcement des services d’urgence post-accident.
Pour Ibou Diouf, représentant du Programme des politiques de transport en Afrique, les couches vulnérables sont les plus affectées par les accidents de la circulation : «Plus de 50% des accidents concernent les piétons et les cyclistes. Donc cela interpelle tout le monde. Il faut signaler que les accidents de la circulation tuent plus que la tuberculose, le paludisme et le Sida.»
Cette Assemblée générale de l’Organisation pour la sécurité routière en Afrique de l’Ouest (Osrao), coïncidant avec ses 10 ans d’existence, est une occasion pour «débattre de la gouvernance et du financement de la sécurité routière, des enjeux d’harmonisation des systèmes de collecte de données des accidents permettant aux autorités d’impulser des politiques visant à éradiquer l’insécurité routière», si l’on se fie à Cheikh Oumar Gaye, directeur des Transports routiers du Sénégal
Stagiaire

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