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Pour réduire les accidents de la circulation qui ont occasionné plus de 2 000 pertes en vies humaines entre 2014 et 2017 au Sénégal, la direction des Transports routiers a démarré hier, à Thiès, un programme de formation des chauffeurs professionnels. Ce programme qui vise 1 à 2% des chauffeurs professionnels sera déroulé sur toute l’étendue du territoire national, assure l’adjoint du directeur des Transports routiers, Mamadou Kane Diaw. Selon lui, l’objectif est de contribuer à la modernisation et à la professionnalisation du secteur des transports, aussi à l’amélioration de la sécurité routière et de la productivité de l’industrie du transport, à travers la formation des chauffeurs professionnels. Ainsi, un ingénieur économiste des transports a été commis pour conduire et organiser la mise en œuvre de ce programme de formation. «Les chauffeurs seront formés sur les modules tels que le Code de la route, la réglementation des transports avec le temps de repos, le temps de conduite, l’autorisation de transport, la réglementation sur les transports inter-Etats avec les accords et l’intégration sous régionale» car, explique-t-il, «nous avons une politique communautaire. Nos transporteurs traversent les frontières où ils subissent beaucoup de tracasseries. Ils ont besoin donc d’une bonne maîtrise de la réglementation à ce niveau». Aussi, les chauffeurs seront-ils formés sur «la conduite économique, l’entretien préventif, le secourisme, entres autres notions de sécurité routière». Pour dire que «c’est pour renforcer la capacité et les compétences des chauffeurs». Il dit que «les accidents se passent au niveau des routes et ils impliquent les véhicules et les chauffeurs. Et 90% de ces accidents sont causés par des facteurs humains, mais aussi l’inobservation des règles de priorité, comme le non-respect du Code de la route, mais aussi et surtout les facteurs aggravants comme la vitesse, le téléphone au volant, le non port de ceinture de sécurité, de casque etc.» Il ajoute : «La formation est très importante pour nous parce qu’elle rentre dans le cadre de la stratégie globale de réduction des accidents. Et notre objectif c’est de réduire les accidents de 35% d’ici 2020.» Déjà, «nous avons validé depuis 2012 notre plan national de sécurité. C’est à partir de là que nous pourrons suivre les acquis de tous les jours». Pour sa part, l’adjoint au gouverneur, chargé des Affaires administratives, Amdy Mbengue, a demandé aux chauffeurs d’accorder une importance particulière à cette formation. Ce, d’autant que Thiès abrite beaucoup d’événements religieux, à savoir les Gamous de Tivaouane, Ndias­sane, Thiénaba, Pire, le pèlerinage marial de Popenguine… Et durant ces événements, il y a beaucoup d’accidents parce que la circulation est très dense. Pis, renseigne l’autorité administrative, «l’Etat perd beaucoup de ressources lors de ces accidents». Ainsi et d’insister à l’endroit des chauffeurs de bien suivre les 6 modules qui seront dispensés par des professionnels en la matière. Au terme de la formation, les chauffeurs recevront une attestation montrant qu’ils ont bénéficié d’un renforcement de capacités dans leur domaine d’activités.
nfniang@lequotidien.sn

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