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Une personne sur 10 tombe malade chaque année à cause des maladies d’origine alimentaire. Une information rendue publique par Fatou Sock de la Fao, à l’occasion de la Journée internationale de la sécurité sanitaire des aliments, célébrée à Kaolack. Une façon pour elle d’attirer l’attention des populations sur les maladies d’origine alimentaire ainsi que les évènements ayant une incidence sur la Sécurité sanitaire des aliments (Ssa) tout le long de la chaîne alimentaire. Profitant de cette tribune, elle rappelle «qu’il n’y a pas de sécurité alimentaire sans sécurité sanitaire des aliments». «Il faut alors de la fourche à la fourchette, que chaque acteur ait pleinement conscience de ses obligations et responsabilités, parce qu’étant formé et sensibilisé, respecte les exigences de bonne pratique d’hygiène, de fabrication et de contrôle», plaide-t-elle.
Dans notre pays, ces maladies sévissent de «façon récurrente». Fatou Sock précise que cet état de fait est «accentué par de nombreux facteurs parmi lesquels la prolifération des aliments vendus sur la voie publique, les changements notés dans les modes de préparation et de transformation, la mondialisation des échanges». Poursuivant son propos, elle ajoute que les «toxi-infections d’origine alimentaire peuvent également conduire à des situations d’urgence aboutissant souvent à des conséquences alarmantes sur la santé des populations, sur l’économie nationale par rapport à la stabilité des prix et à la fermeture des marchés d´exportation».
C’est pour cette raison que la Fao, en partenariat avec le ministère de la Santé et de l’action sociale, a mis en œuvre un premier projet intitulé «Renfor­ce­ment de la capacité de surveillance, d’alerte rapide et de préparation à la gestion des urgences de sécurité sanitaire des aliments dans la région de l’Uemoa». Celui-ci, note-elle, a permis de renforcer les capacités des huit pays de l’Uemoa en général et du Sénégal en particulier, dans le domaine de la surveillance, de l’identification et de la gestion des urgences de Sécurité sanitaire des aliments (Ssa).
A l’en croire, le résultat phare de ce projet a été l’élaboration du Plan national de réponse aux urgences en matière de sécurité sanitaire des aliments (Pnrussa). Ce plan a permis à notre pays de disposer du premier plan de réponse aux urgences dans ce domaine en Afrique. Il a été validé par le Haut conseil national de la sécurité sanitaire mondiale «One health», lors de la réunion de son comité de pilotage tenue le 28 février 2019, comme document national de référence pour la gestion des urgences en matière de sécurité sanitaire des aliments.
Les maladies d’origine alimentaire demeurent une des causes importantes de morbidité dans le monde et principalement dans les pays en développement. Selon les estimations de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), chaque année, 420 mille personnes décèdent, dont un tiers au niveau de la petite enfance.
ndieng@lequotidien.sn

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