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La mise en place d’un système efficace de sécurité sanitaire des aliments est essentielle pour la garantie de la qualité de l’offre de denrées alimentaires. Pour protéger les consommateurs et renforcer la compétitivité des productions locales, notre pays s’est doté d’un document de stratégie nationale de sécurité sanitaire des aliments (Ssa).

Le Sénégal franchit un pas décisif dans sa politique d’assurer la sécurité sanitaire des aliments. Il vient de se doter d’un document de stratégie nationale de Sécurité sanitaire des aliments (Ssa). Un pas important, apprécie Babacar Samb, directeur du Cabinet Bioscope recruté en la circonstance pour accompagner le processus d’élaboration de cette stratégie. Puisque depuis une dizaine d’années, il y avait une dynamique d’élaboration d’un système efficace de Sécurité sanitaire des aliments avec différents ministères étant entendu que la santé des aliments est transversale. Au­jourd’hui, c’est fait ! Notre pays dispose d’un document d’orientation assorti d’un plan quinquennal (2018-2022) opérationnel «pour résolument améliorer la qualité des aliments au Sénégal», se réjouit encore le directeur du Cabinet Bioscope. Il s’agira ainsi, au cours de cet atelier, de restituer et de valider la stratégie nationale de Sécurité sanitaire des aliments (Ssa) avec tous les acteurs des ministères de la Santé, de l’Agriculture, de la Pêche, du Commerce en vue de son appropriation.
Cet outil vient à son heure. De manière péremptoire, certaines populations attribuent certaines maladies assez répandues, com­me l’hypertension artérielle ou les maladies cardiaques, à certains produits notamment les pesticides ou encore les bouillons culinaires. Mais pour Babacar Samb, «on ne peut pas occulter ce débat mais tant qu’il n’y a pas d’argumentaire scientifique qui montre un lien entre la consommation de ces aliments et ces maladies, on ne pourra pas dire de manière objective qu’il y en a», relève-t-il. Or, dans ce plan, souligne-t-il, il y a «différentes activités qui permettront de pouvoir mesurer l’impact des aliments de mauvaise qualité en rapport avec les problèmes de santé publique relevés à l’échelle nationale». Ce sera donc, un système d’évaluation des risques qui permettra aux acteurs de travailler et ensuite de communiquer en toute objectivité avec les populations afin d’améliorer la compréhension des populations sur cette question sanitaire des aliments. Ce programme est en cohérence avec les recommandations de l’Omc. Car, dit-il, «il ne faudrait pas faire du protectionnisme mais les pays ont le droit de mettre en place des politiques pour protéger les populations». A cet effet, il faudrait des dispositions, qui intègrent une dimension-évaluation des risques, une dimension-gestion et communication sur les risques.
Les acteurs promettent d’autres activités dans le cadre de ce plan. Cela, pour avoir des résultats stratégiques qui permettront d’améliorer la gouvernance du système, les processus opérationnels et la compétence des acteurs surtout les dynamiques de communication et de relations intra sectorielles et extra sectorielles.
ndieng@lequotidien.sn

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