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Après la proclamation officielle des résultats du scrutin présidentiel du 24 février dernier, l’heure est au bilan. Il s’agit pour des responsables politiques de la mouvance présidentielle de procéder au décryptage du score réalisé par leur candidat. Dans l’ensemble ils se félicitent de leur taux de 55.13% qui a largement contribué à la réélection de Macky Sall.
Toutefois à y voir de près, ce score semble être en-dessous de leurs attentes et plusieurs facteurs expliquent cette contreperformance.
A Marssassoum, le score de Macky Sall est de 58%. «Nous aurions  voulu faire plus, Malheureusement, l’effet Ousmane Sonko a impacté le score traditionnel de Benno bokk yaakaar», reconnaît  Driss Junior Diallo, responsable de la coalition Bby  de cette commune du département de Sédhiou et membre très actif de la Cojer de Sedhiou.
Faisant une lecture des résultats, Driss Diallo se réjouit que Marsassoum ait été  le premier fief à donner le ton de la réélection de Macky Sall avec 58%.  «Le fait relève-t-il du hasard ?», s’interroge-t-il  face à cette concordance du pourcentage de 58,27%, taux avec lequel le Président Macky Sall est réélu.
«Cela traduit la reconnaissance de  l’affection et l’ambition que le chef de l’Etat a pour Sedhiou, particulièrement Mar­sassoum, où l’érection du pont est aujourd’hui une réalité».
Pour les prochaines joutes électorales, M. Diallo, par ailleurs directeur en charge du commercial et coordonnateur de l’antenne Sud du Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip), appelle à la mobilisation des forces vives de la région.
A la tête d’un  mouvement politique dénommé Fanka Kafo, Driss Junior Diallo estime «qu’un véritable travail de sensibilisation doit être fait auprès de certaines cibles pour les amener à mieux comprendre le programme politique du Président Sall en Casamance».
Les prochaines échéances électorales, notamment les municipales, se tiendront en décembre prochain.
Interpellé sur la situation actuelle de Bby de Sédhiou, M. Diallo estime que les responsables peuvent faire mieux qu’ils ne l’ont fait aujourd’hui pour le Président. Il suffit juste de travailler davantage à l’unité des responsables afin d’asseoir la confiance, facteur indispensable pour que la mouvance présidentielle soit un appareil politique qui fonctionne comme une machine électorale à laquelle aucune formation ne résistera.
odemba@lequotidien.sn

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