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Un nouveau «dossier» sur la table du gouvernement déposé par les défenseurs des droits humains : la mort du sieur Sampanding Dramé. Celle-ci est «survenue le vendredi 24 mars à la suite d’une course-poursuite avec les agents des Eaux, forêts et chasses à Karantaba, dans la région de Sédhiou», indiquent la Ligue sénégalaise des droits humains (Lsdh), la section sénégalaise d’Amnesty international (Ai) et la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (Raddho). Toutes ces organisations, à travers un communiqué rendu public hier, estiment que «les autorités sénégalaises doivent ouvrir sans délai une enquête indépendante et impartiale afin d’établir les circonstances exactes de la mort de Sampanding Dramé et de prendre les mesures qui s’imposent».
D’après ces défenseurs des droits humains, le certificat de genre de mort de M. Sam­pan­ding Dramé fait état d’une «mort non traumatique avec une ab­sence de plaie sur l’ensemble du corps, absence de fracture et d’écoulement sanguin au niveau des orifices naturels». Cette «mort naturelle avancée par le médecin est contestée par les membres de la famille qui demandent qu’une autopsie soit faite», précise la Lsdh, la Rad­dho et Amnesty international.
«Le défunt revenait de la chasse le jeudi 23 mars 2017 quand les agents des Eaux, forêts et chasses ont voulu l’interpeller. Il s’en est suivi une course-poursuite au cours de laquelle Sampanding Dramé aurait été blessé et déposé au poste de santé de Karantaba. Il est décédé dans des circonstances non encore élucidées», renseignent les défenseurs des droits humains.
mdiatta@lequotidien.sn

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