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Le ministère de l’Intérieur a sensibilisé les acteurs politiques et médiatiques de Sédhiou sur le parrainage et les nouvelles dispositions du Code électoral. Un séminaire au cours duquel le  directeur de la Formation et de la communication de la Direction générale des élections (Dge) a levé certaines zones d’ombre. «La collecte des signatures se fera  par  des coordonnateurs ou  délégués  dûment mandatés par les différents acteurs. Munis de leurs fiches standardisées  en version physique et électronique, ceux-ci vont  recueillir des informations disponibles sur les pièces d’indentification nationales. Cependant, ces données doivent être prises uniquement dans le cadre du parrainage», a expliqué Bernard Casimir Demba Cissé vendredi. Ce dernier précise, en revanche, que «l’utilisation de ces données à d’autres fins est passible d’une sanction pénale».  Persuadé de «l’efficacité» de cette méthode «révolutionnaire», le Dge souligne qu’il ne sera «pas facile de collecter sans l’aval du concerné» et qu’il est quasi  «impossible de fabriquer des listes». Parlant du cas spécifique des personnes qui ne savent pas signer, il assure que cela ne pose pas de problème majeur puisqu’en plus de ses filiations, il reste «un 6ème élément  discriminant» fixé par le ministère de l’Intérieur. «C’est la concordance des données avec la base de données du fichier central qui importe puisque le support électronique sera croisé à la base», ajoute M. Cissé.

Le parrainage multiple est passible de sanctions
«Le collecteur est tenu de se plier à un certain nombre de directives et toutes les portes ne lui sont pas ouvertes. Il  doit  par exemple se garder d’enregistrer sur ses listes un parrain ayant déjà appuyé un autre candidat. Et il ne doit pas collecter dans les services militaires paramilitaires ainsi que dans les établissements sanitaires», informe le Dge. Avant de poursuivre : «Le parrainage multiple est fortement déconseillé car, après contrôle, un seul parrainage est pris en compte dans la liste déposée en premier lieu. Si un électeur parraine plusieurs listes à la fois, les peines prévues à l’article L.88 du code électoral  lui seront appliquées. Celles-ci pré­voient un emprisonnement d’un mois à un an et une amende de 10 000 à 100 000 F Cfa.» A noter que pour les élections présidentielles, c’est le Conseil constitutionnel qui contrôle et reçoit les dossiers entre  60 et 75 jours avant le scrutin. Il procède aussi au contrôle durant 43 jours avant la date du scrutin. Casi­mir Cissé précise encore que «donner sa signature ne veut pas dire voter pour cette liste».
odemba@lequotidien.sn

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