PARTAGER

Le Directeur général de Senelec n’a pas été tendre avec certains agents de sa boite qui seraient tapis dans l’ombre et passent le plus souvent de leur temps a critiqué sa gestion. Mouhamadou Makhtar Cissé s’en est sévèrement pris à eux avant de les recadrer, les invitant à moins de bavardages et au travail pour le relèvement de ladite entreprise.

La journée de lancement du Woyofal social au siège de la Délégation régional centre ouest hier, a été l’occasion pour le Directeur général de Senelec d’apostropher une certaine catégorie d’agents de la boîte tapis dans l’ombre qui œuvrent pour freiner le développement de l’entreprise. Mouhamadou Makhtar Cissé rappelle que «la Senelec n’est la propriété de personne mais appartient à tous les Sénégalais. Cette société qui existe depuis longtemps a traversé plusieurs crises». Et de poursuivre : «Je rends d’ailleurs hommage à toutes les Directions qui se sont succédé à cette boîte. Si le problème de la Senelec était facile à régler, les 14 Directeurs généraux qui m’ont précédé l’auraient déjà fait. Le problème demeure toujours. Ce qui veut dire que ce n’est pas un problème facile à régler. Et pourtant toutes ces Directions précédentes ont fait de leur mieux pour trouver, avec leurs hommes qui sont d’ailleurs toujours à la Senelec, une réponse à la question. Penser donc qu’une seule personne pourrait régler le problème, c’est vraiment méconnaître les réalités de cette boîte.»
Mouhamadou Makhtar Cissé invite ceux qui sont toujours à la Senelec à «savoir faire la différence entre une personne et un matériel». D’autant que, pense-t-il, «ce monde ne fonctionne pas seulement avec du matériel mais avec des personnes. Il y en a parmi ces dernières, vouloir les freiner, équivaudrait à s’anéantir, s’autodétruire. Et quel que soit l’individu que tu puisses être. Parce que si tu veux arrêter une personne ou une chose, il faudrait d’abord savoir de quel bois il se chauffe, de quelle branche il est issu, autrement, tu risques de te fracasser le cou».
Pour M. Cissé, «il faut que les uns et les autres tempèrent leur ardeur, pour une fois encore savoir que ce pays nous appartient tous. Il faut mettre devant le Peuple et les intérêts de la Nation, avant de penser à notre propre personne». Il insiste sur la nécessité de «s’occuper d’abord des 40 voire 50% des Sénégalais qui sont dans des zones reculées, défavorisées, qui n’ont pas d’électricité et qui d’ailleurs le rappellent toujours aux pouvoirs publics. Si on pense à ces personnes, on doit pouvoir relativiser nos comportements».
Senelec étant le patrimoine du Sénégal, son Directeur général de croire que «personne ne peut se prévaloir avoir plus droit sur la société qu’un autre. Si donc on fait quelque chose, qu’elle soit dans l’intérêt général, au bénéfice de tous les Sénégalais, tout le reste n’étant que des détails. Une personne responsable doit éviter de verser dans de tels travers. On ne peut pas tout faire, mais s’il y a des avancements, le minimum c’est de les reconnaître en essayant d’accompagner la personne qui fait ces efforts pour le relèvement de la boite, plutôt que de lui mettre des bâtons dans les roues, pour finir par se retrouver dans la tourmente». Aussi, le Dg de Senelec appelle-t-il au «dialogue, à la concertation et au travail, ce avec moins de bavardages, pour le relèvement de la société de l’électricité». Il reste d’avis que «chacun a quelque chose à défendre, mais qu’il le fasse dans le respect».
Revenant sur la journée de lancement du Woyofal social, le Dg de la Senelec, Mouhamadou Makhtar Cissé, estime que 125 familles démunies thiessoises ont été choisies dans la première phase du programme. Ces familles, selon lui, «vont accéder gratuitement aux branchements aux compteurs avec un an de gratuité». Pour lui, «Woyofal n’est pas l’électricité du pauvre comme le soutiennent certains et c’est l’argent des œuvres sociales de l’entreprise qui est décaissé pour soutenir les couches vulnérables qui sont dans le périmètre de Senelec». Il ajoute : «L’Etat du Sénégal était parti avec 500 familles, mais grâce au partenariat avec la Banque mondiale, nous allons avoir 37 mille familles, et très bientôt beaucoup de familles sénégalaises auront accès à l’électricité grâce à ce mécanisme qui est en train d’être expérimenté sur l’ensemble du territoire national.» Les familles bénéficiaires, par la voix de leur porte-parole, Mme Ramatoulaye Sow, ont magnifié ce geste de l’Etat du Sénégal à travers Senelec.

nfniang@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here